Divers

Fabienne Yvert / Levent Beskardes

Du 15 au 16 décembre
20h30

Toulouse
La Cave Poésie

6 à 13€

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Depuis deux ans nous proposons régulièrement une traduction en LSF des lectures proposées dans le cadre des Rugissants.
Cette immersion dans le monde de la Langue des signes française nous a amené à une question simple : chaque langue a sa poésie, quelle poésie écrit-on en LSF ?
Pour répondre à cette question nous proposerons le regard croisé d’un poète sourd, Levent Beskardes et d’une poète entendante Fabienne Yvert.

> Levent Beskardès, poète silencieux

Auteur, metteur en scène et poète, Levent Beskardes défend depuis longtemps la parole artistique des comédien·nes sourd·es et la langue des signes, au sein de l’IVT (International Visual Théâtre). Au théâtre comme au cinéma il a joué sous la direction de metteurs en scènes tels que Stanislas Nordey, Thierry Roisin, Ivan Morane ou des réalisateurs comme Nicolas Philibert (Le Pays des Sourds) ou Leatitia Carton (J’avancerai vers toi avec les yeux d’un sourd). Il a co-signé la mise en scène Des enfants du silence avec Jean Dalric, spectacle pour lequel Emmanuelle Laborit a obtenu un Molière en 1993. À la Cave Po’ il signera ses textes, courts poèmes, haïkus, écrit en LSF.

> Fais-moi signe, on s’entend bien ! de et par Fabienne Yvert

En première partie de soirée Fabienne Yvert proposera un premier rendez-vous autour sa prochaine création mêlant français et LSF…
Faire cette création à plusieurs, qui parlons plusieurs langues, bilingues ou non.
Nous disposons de quelques pistes :
– Jouer avec la langue, moi qui aime tant les mots, les constructions de phrases.
– Avec des accessoires : des pots en porcelaine très fine, par exemple, très sonores. Que faire avec, quand on est sourd comme un pot ?
– Ecrire ensemble une sorte de dialogue de sourd, pour entendant et sourd. Faire des jeux de mots ou des jeux de signes ? Faire signe en langue française, ce n’est pas signer. Et signer en LSF, ce n’est pas une signature.
– Repenser à Raymond Devos « Il m’est arrivé de prêter l’oreille à un sourd. Il n’entendait pas mieux. » qui décline le verbe ouïr : « Dieu ce que j’ois est triste. » Etc.

Site web : http://www.cave-poesie.com/poesie-cest-pied-fabienne-yvert-levent-beskardes/

Publié par La Cave Poésie René-Gouzenne


La Cave Poésie, Toulouse

71 rue du Taur
31000 Toulouse

Tél : 0561236200