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Mr. Roux nous dit tout

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Lundi 21 janvier 2008

RamDam: J'aimerais resituer ton parcours. Donc en fait au départ, Mr. Roux, c'est surtout toi, Erwan Roux, éducateur social originaire de Rennes. Tu rentrais de voyage en Asie, Madagascar, etc. Et c'est là que tu as commencé à écrire tes premiers textes ?
Mr. Roux: C'était mon premier concert en rentrant de ce voyage. Suite à ce premier concert dans un caféconcert à Rennes, j'ai rencontré Jauni Bernardo à la guitare et Brandon Michel à la contrebasse. On a décidé de faire un trio et l'on a gardé mon nom car c'est parti comme ça et sans savoir combien de temps cela pouvait durer. Donc je me disais, je pourrais les virer plus facilement si je les trouve fatigants et puis finalement ça fait trois ans qu'on tourne ensemble et que cela se passe bien.

RamDam: Et la scène est un élément vraiment important puisqu'en fait beaucoup de scènes se sont enchaînées suite à cette "coalition" avec tes deux acolytes. Au départ, c'est vraiment un succès breton Mr. Roux ?
Mr. Roux: Disons que l'on a beaucoup joué en Bretagne et dans les régions alentours. Il est vrai que dans le grand ouest en général, il y a un bon réseau de cafés-concerts, d'associations, de petits festivals qui nous ont permis de nous faire connaître par le bouche-à-oreille et de nous développer, d'enregistrer un disque sur Rennes, de distribuer uniquement sur le grand ouest dans un premier temps.

RamDam: Mais l'album est ressorti tel quel en 2007 par respect pour les gens qui l'ont acheté en 2005 ?
Mr. Roux: Par respect oui, car cela nous paraissait normal. Un album, c'est une photographie d'un moment précis. Si tu commences à reproduire des choses, à remasteriser, à changer, tu changes tout car il s'est passé un an et demi entre temps. En tant que musiciens, nous évoluons comme artistes également. Donc on se répartit sur des choses différentes et par conséquent on a préféré le sortir tel quel sans le toucher.

RamDam: Cela s'inscrit en même temps aussi dans votre démarche, le côté "par respect pour le public", par rapport aux textes engagés également et que vous revendiquez aussi ?
Mr. Roux: Oui je pense que c'est la démarche de la plupart des musiciens de respecter les gens qui viennent les voir en concert et qui les font vivre. Il est vrai que nous sommes attachés à ne pas prendre les gens qui sont en face de nous que pour des consommateurs.

RamDam: Ce qui caractérise vraiment Mr. Roux, le groupe et toi en particulier, ce sont les textes. Ce sont vraiment des textes caustiques, très engagés, assez sociaux aussi. D'où ton passé d'éducateur social. Est-ce que tu pourrais nous en parler ? Quand as-tu senti que tu étais mûr justement par rapport à ces textes, car tu parles de poèmes que tu n'aimais pas, que tu écrivais quand tu étais jeune ?
Mr. Roux: Non mais comme beaucoup de gens, j'écrivais des petits textes, j'essayais de faire des chansons, je n'y arrivais pas tellement et à force je me suis rendu compte que la meilleure façon pour moi en tout cas de faire des chansons, c'était de les faire de la même façon que ma façon de parler. Donc c'est ce que j'ai fait. J'essaie pas de faire de la poésie. J'ai envie de parler de façon directe des choses, de façon crue, et sans détour.

RamDam: Au vitriol aussi ?
Mr. Roux: Peut-être.

RamDam: Sous des airs légers qui partent progressivement en vrille au fur et à mesure que la chanson avance ?
Mr. Roux: C'est un choix aussi de faire des chansons très légères et de dire des choses qui le sont beaucoup moins. Je trouve que c'est une façon de faire passer les choses en douceur.

RamDam: Notamment sur "Un homme ordinaire" qui est une chanson qui, d'après ce que j'ai lu, est celle qui vous correspond le mieux aujourd'hui ? Qui sera le plus d'actualité pour Mr. Roux, notamment par rapport à l'élection d'un certain Mr. Sarkozy ?
Mr. Roux: Non c'est la chanson. Elle a été écrite il y 3 ans. Donc à cette époque, on en était déjà loin. Et puis c'est plus une façon de montrer qu'on a tous un côté sombre un peu en nous, et je ne stigmatise pas une catégorie de personnes en particulier. Je pense qu'on cache tous derrière notre verni social et derrière nos apparences, des choses qui sont un peu moins glorieuses et je pense que la différence entre un héros et un bourreau est infime et que l'on peut basculer de l'un à l'autre très facilement.

RamDam: Et l'univers de Mr. Roux, c'est plutôt l'univers des anti-héros, des gens qui ont une faille, des gens qui sont comme nous finalement, qui sont toujours à la limite ?
Mr. Roux: Des gens normaux en fait. Tout le monde est comme ça je pense, sauf qu'on ne le montre peut-être pas beaucoup. Mais c'est cela qui est le plus intéressant chez les gens, c'est leurs failles, leurs défauts, le côté lisse des choses ne m'intéresse pas trop.

RamDam: Qui surfent sur le paradoxe et la contradiction en permanence en fait ?
Mr. Roux: Oui comme moi, comme tout le monde je pense.

RamDam: Tu disais d'ailleurs que la plupart des textes sont autobiographiques. Certains te ressemblent quand tu étais adolescent toi aussi, comme "Petit Rasta" par exemple ?
Mr. Roux: Dans tous les textes, il y a un peu de moi et après je mélange avec des choses que j'invente, des choses que j'ai vues, que l'on m'a raconté car si je parlais comme moi, ce ne serait pas forcément très intéressant. Mais c'est un mélange de pleins de choses. Il n'y a rien qui est à 100% autobiographique, mais moi seul sait, dans les chansons, ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas.

RamDam: Cela dit c'est un peu toi aussi cet adolescent révolutionnaire de canapé ?
Mr. Roux: C'est toujours moi parce que en l'occurrence, je ne me suis toujours pas levé de mon canapé. Donc oui c'est ce que je pense dans la chanson "Petit Rasta". C'est un portrait d'un adolescent révolté et c'est juste un angle pour aborder un sujet plus vaste qu'est la perte des idéaux quand on grandit et le fait que d'avoir des belles idées, c'est bien mais que c'est beaucoup plus compliqué de les transcrire en acte.

RamDam: Car il ne faut pas grandir et devenir aussi blanc que ses parents ?
Mr. Roux: Ce n'est pas qu'il ne faut pas grandir, c'est qu'il faut grandir et ne pas devenir aussi violent que ses parents.

RamDam: Ce texte, pour ne parler que de celui-là par exemple, quand il est tiré de son contexte, parfois il a pu être interprété de façon fausse. Je sais qu'il t'a valu beaucoup de reproches, de critiques ?
Mr. Roux: Non pas tant que ça. On en a eu quelques-unes mais je pense que ce n'était pas forcément lié au texte, c'est plus lié au fait qu'à un moment donné, on est passé sur des radios, et qu'il y a des gens qui nous ont découvert par cette chanson, ils ont forcément un point de vue plus caricatural de ce qu'on fait qui est limité à juste une chanson. Donc, en l'occurrence, c'était cette chanson qui a pu être mal interprétée. Mais cela n'est pas très grave, moi cela ne me dérange pas. Les gens interprètent les chansons de toute façon. Dans tous les cas, il y a des gens qui vont aimer les chansons pour des raisons auxquelles on n'aurait pas pensé et des gens qui ne vont pas l'aimer pour des raisons qui me paraissent mauvaises aussi.

RamDam: Est-ce qu'elle fait partie des chansons que tu vas jouer ce soir ?
Mr. Roux: Oui.

RamDam: Donc elle ne fait pas partie des chansons que tu essaies d'éviter parce qu'elle a été trop jouée ou parce qu'elle a été trop souvent assimilée à Mr. Roux ?
Mr. Roux: En même temps ça va, cela fait six mois que l'album est sorti. Donc peut-être que dans dix ans on la jouera plus mais là, en l'occurrence en ce moment, on a toujours du plaisir à jouer et ce n'est pas non plus le tube de l'été.

RamDam: J'aimerais qu'on parle aussi des autres titres que tu vas jouer ce soir ainsi que la "P'tite pouff". Lorsque tu chantes ce morceau, tu dis avec ironie, que ce sera peut-être ton aveu, ta confession de mauvaise foi, pour parler d'une ex qui t'a abandonné, est-ce que c'est le cas ?
Mr. Roux: Si cela est vrai ou pas ? Non parce que tout ce que je raconte dans mes chansons n'est pas forcément vrai mais c'est un mélange encore une fois de pleins de personnages et où beaucoup de gens différents peuvent peut-être se reconnaître. Ce n'est pas tant une chanson qui se moque des filles, je trouve personnellement qu'elle se moque plus des hommes.

RamDam: Car ce qui vous caractérise aussi énormément, c'est qu'il y a tellement d'autodérision dans vos chansons que ça peut permettre d'aller plus loin encore dans la critique des autres? Mais cela commence vraiment par toi et pas les hommes en général ?
Mr. Roux: En fait c'est une stratégie, je me moque de moi comme ça je peux plus facilement me moquer des autres après.

RamDam: Ce qui t'as valu aussi souvent d'être comparé à Brassens, alors que finalement ce n'est pas quelqu'un qui t'as énormément inspiré. Tu ne l'as pas beaucoup écouté, tu te sentais plus proche de quelqu'un comme Renaud apparemment ?
Mr. Roux: Oui mais je pense que c'est une question de génération aussi. Brassens, cela commence à faire des années qu'il est mort maintenant et qu'il ne fait plus de chansons. Ce n'est donc pas forcément qu'il ne m'a pas touché, c'est une autre époque. Il a forcément plus touché les chanteurs comme Renaud, Maxime le Forestier qui eux m'ont touché. Mais par contre c'est un compliment très sympathique de dire cela.

RamDam: J'aimerais aussi que tu nous parles de "Ma mère la pute" ?
Mr. Roux: J'aime bien quand les gens disent ça, c'est pour cette raison que je l'ai appelé ainsi cette chanson. Oui en fait ce n'est pas une chanson sur ma mère, c'est une chanson sur les prostituées en général et sur le fait de dire qu'une pute peut aussi être une mère. Donc je me suis mis à la place d'un fils de pute et puis j'ai essayé de tourner cette chose-là pour que l'enfant soit fier de sa mère malgré le fait que c'est une prostituée, c'est une chanson hommage pour les prostituées du monde entier.

RamDam: Est-ce que, sans transition aucune, "Norredine" est également inspirée d'une histoire qui t'était proche car c'est justement un thème sur l'hypocrisie du système en général ?
Mr. Roux: Oui sûrement de cette hypocrisie qui fait que des mecs qui viennent de quartiers, qui ont des bacs +4, bacs +5 se retrouvent agents de sécurité ou videurs dans des boîtes de nuit, où ils n'ont jamais pu mettre les pieds avant.

RamDam: Et dans "Le clodo", c'est pareil. Il y a, j'imagine, ton passé d'éducateur social lorsque tu as bossé avec les sdf, les sans abris etc. J'imagine qu'il y avait aussi des choses que tu avais envie de véhiculer, dans tes textes ?
Mr. Roux: Dans "le clodo", ce que j'avais envie de dire, c'était que cette hypocrisie aussi, du fait qu'on accepte les gens à l'arrêt à partir du moment où ils correspondent à l'image que l'on se fait d'eux, c'est-à-dire que l'on imagine qu'ils vont s'acheter un sandwich avec la pièce qu'on leur donne et qu'on les tolère que comme ça, et que l'on ne prend pas en compte le fait que quand tu vis dans la rue, tu bois plus que tu ne manges. Si tu n'es pas un peu défoncé, un peu bourré, c'est tout de même pas facile de dormir dehors, d'affronter le regard des gens, de faire la manche. Tu vis dans la peur en permanence, la peur de te faire braquer, de te faire casser la gueule, de te faire virer, donc c'est un milieu qui est dur, et que forcément les gens qui vivent dans la rue sont des gens qui deviennent durs s'ils ne l'étaient pas avant. Et je sais que lorsque je file un euro à un clodo dans la rue, je sais qu'il va sûrement aller s'acheter une bouteille avec et je n'ai pas envie de juger ça, de trouver ça ni bien ni mal. Je pense que c'est un état de fait, c'est ainsi.

RamDam: C'est cette phrase effroyable que tu ressors et qui est soulignée dans pas mal de tes textes finalement, étant que chacun reste à sa place et ne dérange pas l'autre. Quoi qu'il en soit, "Norredine" qui reste agent de sécurité, ou le clodo qui reste gentil et propre malgré tout quand il fait la manche, c'est quelque chose qui revient beaucoup dans tes textes justement ?
Mr. Roux: Peut-être parce que nous vivons dans une société qui est très policée, ou à force de tout vouloir sécuriser, hygiéniser, et tout ça, on accepte plus aucune confrontation avec des gens qui sont différents de nous, et chacun dans son coin c'est très bien. J'aime bien être avec des gens avec lesquels je ne suis pas d'accord, des gens qui ne sont pas comme moi et ceci ne me fait pas peur, ni ne me dérange et je trouve que c'est plutôt bien. J'ai envie que cela continue, que l'on se mélange et que l'on ne soit pas d'accord, que l'on soit différents, que l'on s'engueule, que l'on se cogne dessus à la rigueur, mais qu'au moins on se voit, on se montre que l'on est là et que l'on existe mutuellement.

RamDam: Et comment écris-tu ce genre de texte, quel est le travail "d'écrivain" pour se mettre à la place de quelqu'un dans une situation que tu n'as pas forcément connue ?
Mr. Roux: Là, en l'occurrence pour "le clodo", je ne l'ai pas connu. C'est vrai que j'ai travaillé avec des gens à la rue, donc je les ai côtoyés pas mal. Et donc c'est de voir ces choses-là qui m'a touché, et j'ai eu envie d'en parler. Parce que je pense que c'est important de le savoir, et que du moins lorsque j'étais éducateur spécialisé, j'avais beaucoup plus de choses à raconter que depuis que je suis musicien. Et malheureusement ça n'intéresse pas grand monde. On ne m'a jamais interviewé en tant qu'éducateur spécialisé, donc j'ai pris un micro, une guitare pour attirer l'attention sur moi et sur des choses qui m'ont choqué.

RamDam: Ce qui revient très souvent, dans la plupart des chroniques qui sont plutôt dithyrambiques en général sur l'album, c'est que l'on s'attend à ce que ton public soit plutôt masculin, jeune et postadolescent alors qu'en réalité il serait plutôt féminin et même autour de la vingtaine, trentaine ?
Mr. Roux: Ce sont des gens de mon âge peut-être, car j'ai 15 ans et demi sous mes apparences un peu vieilles. Et puis je pense que c'est parce que dans les concerts également, il y a souvent peut-être plus, je ne sais pas pourquoi, c'est ainsi, c'est peut-être le contrebassiste Brandon Michel qui est jeune et blond et qui attire les femmes, je ne sais pas.

RamDam: Est-ce que cela faisait aussi référence à toi, le bouffon de la cité qui finalement se fait taper par tout le monde et qui au final accueille toutes les filles de ses tortionnaires dans son lit ?
Mr. Roux: C'est un fantasme, mais ça n'existe pas, je pense juste que c'est la magie de la chanson, on peut inventer des citations qui se produisent rarement.

RamDam: Tu te rapproches plus de "La poche" ?
Mr. Roux: Non plus non, mais il y a un petit peu de tout. Ce n'est pas si simple que ça, c'est pas binaire donc il y a un peu de tout dans "la poche", je pense qu'on a tous été dans notre vie, à un moment ou à un autre, bourré, à draguer les filles dans un bar et à se sentir très spirituel, alors que l'on était complètement minable. Mais bon dès fois ça marche, cela dit, mais c'est quand même très rare et donc voilà, j'ai juste envie de me moquer de ça, parce que c'est plutôt marrant.

RamDam: Là, on a mentionné quelques titres, quelles sont les autres chansons que tu vas jouer en concert par exemple et dont on n'aurait pas parlé ?
Mr. Roux: En concert, on joue pas mal de titres qu'on n'a pas enregistrés, qui seront peut-être sur un prochain album ou qui n'y seront peut-être pas. Comme on est un groupe pas mal, on fait beaucoup de concerts, on teste les nouveaux morceaux sur scène, pour voir un peu les réactions du public. Donc voilà, on joue des morceaux de l'album, et puis des nouveaux et quelques anciens qu'on n'avait pas enregistrés, qui date d'avant.

RamDam: Et quelques nouveaux qui parlent de quoi justement ?
Mr. Roux: Les nouveaux textes parlent d'un homme qui mange sa femme par exemple, du vote utile, un concept très démocratique, c'est bien connu et puis des néo-réac... qui pensent que c'était mieux avant.

RamDam: Parlons du second album, celui qui peut-être sortirait car il est quasiment écrit, quasiment prêt ?
Mr. Roux: On aurait de quoi enregistrer un disque maintenant. Je pense que le moment où on enregistrera un disque, peut-être que certaines chansons on n'aura plus envie de les chanter, donc on passera à autre chose, enfin je sais pas du tout on verra.

RamDam: Là, tout de suite, la prédominance c'est la scène, c'est vraiment la scène jusqu'à fin 2007 ?
Mr. Roux: Oui jusqu'à l'été 2008 on va dire à peu près.

RamDam: Vous parlez de cette tournée de Mr. Roux jusqu'à l'été 2008, est-ce que tu pourrais nous mentionner quelques dates, quelques villes par lesquelles vous allez passer ?
Mr. Roux: On va tourner un petit peu partout en France, en passant dans les grandes villes Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Paris et puis des petits festivals, des centres culturels, à voir sur notre site à la rubrique contact.

RamDam: Est-ce qu'il y a des dates, des lieux un peu particuliers, certains lieux qui sont un peu mythiques pour Mr. Roux comme quand tu repasses en Bretagne par exemple ?
Mr. Roux: Oui on va jouer à la salle de la cité à Rennes qui est une salle de rock mythique où tout Rennes a vu ses premiers concerts de rock. Ça fait énormément plaisir de jouer là-bas.

RamDam: Il y en a d'autres que tu attends en particulier ?
Mr. Roux: Je ne connais pas beaucoup les salles de concert en France, j'attends toutes les dates. Disons que l'on a l'avantage de jouer à la fois dans un centre culturel, des salles rock, des petits festivals, des associations. Par conséquent, à chaque fois c'est très différent, on joue dans des configurations différentes donc on s'adapte et l'on découvre des nouvelles choses à chaque fois. On est toujours curieux de voir ce qui va nous arriver.

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