Dr. Dre : Biographie

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Dr. DreDr Dre, de son vrai nom Andre Young, est né le 18 février 1965 à Compton, dans le South Central de Los Angeles, ghetto dangereux en Californie. Il est le fils de Verna Griffin et le demi-frère de Warren Griffin plus connu sous le nom de Warren G.

Il dĂ©bute sa carrière assez jeune puisqu’Ă  partir de 1982, il mixe dĂ©jĂ  lors de soirĂ©es organisĂ©es dans les clubs du South Central. Il enregistre quelques morceaux avec le World Class Wrekin’ Crew, groupe de Compton dont faisait partie un certain Coolio.

N.W.A.

Mais il Ă©tait trop douĂ© pour passer sa vie en tant que DJ. En 1986, il fait la connaissance d’Ice Cube, un jeune dĂ©butant dans le monde du rap. Ces deux-lĂ  furent les pionniers du mouvement gangsta rap. Ils rencontrent Eazy-E, un ancien dealer aussi natif de Compton qui vient de crĂ©er son label Ruthless records. Eazy-E cherche un parolier et Ice Cube lui propose les lyrics de « Boyz In The Hood » qu’il a Ă©crites au lycĂ©e. Eazy-E signe les deux compères sous son label et ensemble ils crĂ©ent le groupe N.W.A. (Niggaz With Attitude) en recrutant DJ Yella et un jeune Ă©tudiant MC Ren.

En 1987, le groupe sort un premier album N.W.A. and The Posse, avec d’autres rappeurs de Compton. Ice Cube qui souhaite poursuivre ses Ă©tudes d’architecture Ă  Phoenix en Arizona, quitte le groupe et ne participe donc pas Ă  cet album qui ne connaĂ®tra pas le succès.

Straight outta Compton

L’annĂ©e suivante, Ice Cube rĂ©intègre le combo et s’impose comme rappeur mais aussi comme le parolier du groupe. Dr. Dre se charge de la production avec la complicitĂ© de DJ Yella et participe Ă  leur second album Straight outta Compton Ă©galement en tant que rappeur avec MC Ren et Eazy-E.

L’album fait scandale car il est très provocateur et regorge de violence avec des textes parlant de sexe, de drogue, d’armes. Quoiqu’un peu exagĂ©rĂ©, l’album reflète la dure rĂ©alitĂ© des ghettos. Les menaces des autoritĂ©s commencent Ă  peser sur le groupe et le FBI leur adresse par courrier un avertissement sĂ©vère pour la dĂ©sormais cĂ©lèbre chanson F*ck tha Police dans laquelle le groupe insulte très explicitement les forces de l’ordre. Du rap old school avec des beats rapides accompagnĂ©s de paroles vulgaires et de bruits de sirènes ont transformĂ© Straight outta Compton en succès et mĂŞme en classique du rap amĂ©ricain.

Dr Dre participe en 1990 Ă  l’EP 100 Miles and Runnin’ et Ă  ce qui sera le dernier album du groupe en 1991: Efil4zaggin. Suite Ă  un conflit financier, le groupe se sĂ©pare cette annĂ©e-lĂ , chacun des membres poursuivant sa carrière de son cĂ´tĂ©.

G-Funk baby !

Dr Dre fonde ensuite le label Death Row Records en association avec Suge Knight. Son demi-frère Warren G lui passe la dĂ©mo d’un jeune rappeur de Long Beach nommĂ© Snoop Doggy Dogg. Convaincu par la dĂ©mo, Dre dĂ©cide de le prendre sous son aile. Il signe son disciple sous son label et ils apparaissent ensemble sur la chanson Deep Covers de la BO du film du mĂŞme titre.

Dr Dre sort Ă  la fin de l’annĂ©e 1992 un album G-funk (variante gangsta rap dĂ©veloppĂ©e par le groupe Above The Law dans un premier temps puis par Dr. Dre) nommĂ© The Chronic sur lequel apparaĂ®t son disciple Snoop Doggy Dogg ainsi que d’autres protĂ©gĂ©s comme The Lady of Rage, Dat Nigga Daz, Nate Dogg, Kurupt, Jewell… La Death Row « dream team » est créée.

L’album remporte un Ă©norme succès grâce aux hits planĂ©taires Ain’t Nuthing But a G Thang, Let Me Ride, Lil’ Ghetto Boy, le sĂ©vère diss contre Eazy-E F*** Wit Dre Day mais aussi grâce Ă  la chanson The Dayz The Niggaz Took Over dans laquelle il dĂ©crit Ă  sa façon comment se sont passĂ©es les Ă©meutes dans les rues de L.A. après que des policiers racistes aient tabassĂ© un black nommĂ© Rodney King. Il s’agit du plus gros succès de l’histoire du rap avec 20 millions d’albums Ă©coulĂ©s. Death Row Records a dĂ©finitivement dĂ©collĂ© avec seulement un disque de Dr. Dre !

L’annĂ©e suivante, il produit entièrement l’album de Snoop Doggy Dogg, Doggystyle, qui reste en tĂŞte des charts rap pendant six mois et se vend Ă  six millions d’exemplaires. En 1994, il produit chez Death Row la BO du film Murder Was The Case, un court mĂ©trage imaginĂ© par Snoop Doggy Dogg sur la vie de gangster. Il se rĂ©concilie aussi avec Ice Cube sur la chanson hardcore Natural Born Killaz.

Rollin’ down the 90′

L’album Concrete Roots, qui n’a absolument rien Ă  voir avec le G-funk, voit le jour en 1994 mais pas sous le label Death Row. Cet opus, rarement intĂ©grĂ© Ă  la discographie de Dr. Dre, est un mĂ©lange de passages rap avec des musiques Ă©lectro-funk. Un rappeur nommĂ© The D.O.C. y pose Ă  de multiples reprises sur des musiques conçues par Dr. Dre. Cet album n’aura pas un grand succès.

L’annĂ©e suivante, en 1995, il participe Ă  la BO du film Ă©crit par Ice Cube, « Friday », avec la chanson Keep Ya Heads Ringin. Il se rĂ©concilie Ă  l’hĂ´pital, en prĂ©sence d’Ice Cube, avec Eazy-E alors atteint du sida. Il dĂ©cĂ©dera peu de temps après. Toujours en co-dirigeant son label Death Row, il mixe toutes les chansons du Dogg Food de Tha Dogg Pound, album entièrement produit par Daz. Il apparaĂ®t sur la bombe No Diggity du groupe new yorkais Blackstreet cette mĂŞme annĂ©e; le single est un carton.

Lorsque Suge paye la caution de 1,4 million de dollars pour la libertĂ© de Tupac Shakur et que ce dernier arrive chez Death Row, Dr. Dre lui apporte sur un plateau d’argent le chef d’oeuvre California Love oĂą les deux rappeurs fusionnent pour donner le meilleur. Lors de l’enregistrement de l’album All Eyez On Me de 2pac (premier double-album de l’histoire du rap, sorti en fĂ©vrier 1996), Dre se dispute avec Snoop Doggy Dogg et 2pac. Ce qui ne l’empĂŞche pas de collaborer Ă  la production avec le remix de California Love et la chanson Can’t C Me.

Aftermath

Dre quitte Death Row en mauvais termes en 1996. Il revend ses parts et crĂ©e un nouveau label, Aftermath Entertainment, qu’il dirige cette fois Ă  part entière.

A la fin de l’annĂ©e 1996, il livre Dr. Dre Presents the Aftermath, une compilation pour lancer son nouveau label, avec de très bons morceaux comme Been There Done That ainsi que le titre East Coast / West Coast Killaz de Group Therapy, favorisant la paix entre les deux grands pĂ´les du rap amĂ©ricain, avec Nas et KRS-One pour la cĂ´te Est et B-real et RBX pour la cĂ´te Ouest. On retiendra Ă©galement Straight Gone de King-Tee, un ancien du Likwit Crew qui a travaillĂ© avec Dre au dĂ©buts des annĂ©es 1980. MalgrĂ© tout, ce disque ne fut pas un très bon dĂ©part pour le label Aftermath.

Dre devient cependant le maĂ®tre de la production en travaillant avec des artistes venant de tous horizons et pas seulement de Californie comme il en avait pris l’habitude. On le retrouve d’ailleurs sur l’album It Was Written de Nas en 1996 oĂą il produit Nas Is Coming.

Eminem

En 1997, il lance le projet The Firm, avec les rappeurs AZ, Foxy Brown, Nas et Cormega mais une mésentente entre certains membres du combo minera le projet. On note ensuite un duo entre Dre et B-Real du groupe Cypress Hill sur Puppet Masters.

Cette annĂ©e-lĂ , Dre se rend aux Rap Olympics de Los Angeles oĂą un rappeur blanc nommĂ© Eminem termine deuxième de ce concours. Eminem attire l’attention de Dre qui apprĂ©cie le rap très controversĂ© du jeune homme. Il le rencontre et lui propose un contrat qu’Eminem signe en moins de trois jours. Dès lors, Dre bosse avec son nouveau disciple et produit The Slim Shady LP en 1999 qui se vendra Ă  7 millions d’exemplaires dans le monde. Puis, il collabore avec le rappeur mythique Rakim qui signe chez Aftermath: son album The Master sort en novembre 1999, produit par Dr. Dre lui-mĂŞme ainsi que le talentueux DJ Premier du Gangstarr. Rakim rĂ©alise lĂ  un bon album.

2001

En fin d’annĂ©e, Dr. Dre rĂ©apparaĂ®t en tant que rappeur avec 2001 qui sera l’un des plus grands classiques de l’histoire du rap. LancĂ© discrètement par le single The Watcher, cet album sera surtout popularisĂ© par le tube Still D.R.E, en duo avec Snoop Dogg. Ce sera le hit de l’Ă©tĂ© 99. Puis Forgot about Dre, le second vĂ©ritable single sort avec Eminem en featuring, un duo de choc qui domine l’industrie du rap Ă  cette pĂ©riode. Enfin, autre extrait de cet album, le dĂ©sormais très cĂ©lèbre The Next Episode, avec Snoop Dogg et Nate Dogg, montre une nouvelle fois que Dre, producteur de toutes les chansons de son album, demeure l’une des plus importantes personnalitĂ©s du gangsta rap.

Dre livre ici ce qui peut ĂŞtre considĂ©rĂ© comme la suite de son grand classique G-funk The Chronic paru sept ans auparavant. Il recevra d’ailleurs un Grammy Award pour Forgot about Dre, titre reconnaissable entre tous Ă  cause de ses instrumentals.

En l’espace de quelques annĂ©es, Aftermath est devenu un label majeur de la scène rap aux États-Unis, reconnu pour la qualitĂ© de ses artistes et de ses productions. Les ventes astronomiques en sont le premier tĂ©moin.

N.W.A. le retour

Entre-temps, le groupe N.W.A. est rĂ©activĂ© avec Snoop Dogg pour remplacer le dĂ©funt Eazy-E. Chin Check, extrait de la bande originale du film Next Friday d’Ice Cube, symbolise cette reformation. L’espace d’une seule chanson, le passĂ© et les souvenirs des annĂ©es 1980 resurgissent. Dre retrouve par ailleurs son frère d’arme Ice Cube en 2000 grâce au terrible Hello qui relance ce dernier dans le droit chemin.

Nouveau coup de gĂ©nie de Dr. Dre avec la majoritĂ© des chansons qu’il a produites sur The Marshall Mathers LP d’Eminem sorti en mai 2000. Un album assassin du Slim Shady qui se vend Ă  dix-sept millions d’exemplaires.

Il remet ça avec la production de The Restless LP, le bijou de Xzibit, contenant notamment le tube X et son air de tango. Cette année-là, Xzibit est le nouveau roi de la West Coast.

Dr. Dre fait une nouvelle fois preuve de gĂ©nie en travaillant au niveau de l’Ă©criture ou de la production sur la moitiĂ© des titres de Tha Last Meal, cinquième album solo de Snoop Dogg.

Il collabore avec D12 et Busta Rhymes pendant l’annĂ©e 2001 et s’associe Ă  nouveau avec Snoop Dogg pour la BO de « The Wash ». Cette BO, produite par lui-mĂŞme, sera signĂ©e sous Aftermath et Doggystyle Records (et sur Interscope qui s’occupe notamment de la distribution des disques de Shady / Aftermath). On y retrouve des rappeurs comme Busta Rhymes, Snoop Dogg, D12, Knoc-Turn’al, Soopafly, Joe Beast (rappeur inconnu mais membre d’Aftermath l’espace de quelques mois), Bubba Sparxxx, les chanteuses R&B Truth Hurts (signĂ©es chez Aftermath) et Shaunta. The Wash est une BO avec un sacrĂ© potentiel et des hits en puissance: Bad intentions, The Wash, Straight West Coast, Holla. Ce fut encore un coup de maĂ®tre.

Ses autres protégés

Puis vient l’Ă©poque oĂą Dre produit l’album de la chanteuse Truth Hurts, lancĂ© par le single Addictive featuring Rakim, « composĂ© » par DJ Quik, autre rappeur West Coast originaire de Compton. En fait, DJ Quik a simplement enregistrĂ© sur vidĂ©o le clip d’une chanteuse indienne passant Ă  la tĂ©lĂ©vision puis a repris la musique avant de l’apporter pour la première signature fĂ©minine d’Aftermath. Il s’ensuit des poursuites judiciaires…

Dre s’occupe aussi de sa dernière trouvaille, Knoc-Turn’al, qui sort un EP de six titres appelĂ© L.A. Confidential presents… Knoc Landin’ connu pour ses chansons Musik, Knoc avec Missy Elliot, Let’s all rolls et le remix de Straight West Coast avec Xzibit, Warren G, Shade Shiest et Nate Dogg.

Dre continue de bosser avec Eminem mĂŞme si celui-ci devient de plus en plus indĂ©pendant. Il participe Ă  l’Ă©laboration de The Eminem Show en 2002. Le Doctor devait sortir en 2002 son nouvel album intitulĂ© Detox mais celui-ci prend du retard.

50 Cent

Puis vient l’Ă©poque du renouveau de la part du label Aftermath avec une nouvelle recrue nommĂ©e 50 Cent qui sort son album Get Rich Or Die Tryin’ produit par Dre et Eminem. Encore une fois, c’est un succès: l’album se vend Ă  11 millions d’exemplaires, ce qui est Ă©norme pour un rappeur sortant de l’underground.

Dre s’occupe alors des diffĂ©rents membres d’Aftermath mais aussi de ceux de Shady Records comme Obie Trice pour qui il produit quatre chansons de son premier album. Il continue Ă  produire de nombreux artistes, Ă  l’exception de Rakim parti fin 2002 pour changer de style de production et de Snoop Dogg devenu totalement indĂ©pendant et qui a choisi dĂ©sormais de collaborer avec les Neptunes. Il y a cependant du sang neuf pour Aftermath avec un jeune rappeur du Sud, d’Atlanta plus prĂ©cisĂ©ment, nommĂ© Stat Quo.

The Game

En janvier 2005, un nouveau rappeur signĂ© sous Aftermath, The Game, originaire de Compton tout comme Dr. Dre, livre un album excellent. Dr. Dre rĂ©alise ici un coup de gĂ©nie supplĂ©mentaire en dirigeant le projet The Documentary (initialement intitulĂ© N.W.A., cela nous rappelle quelque chose), un chef-d’oeuvre qui marque le renouveau de la West Coast. L’album s’Ă©coule Ă  plus de 400.000 exemplaires en seulement une journĂ©e.

Entre-temps, l’album Detox n’est toujours pas sorti car Dre continue de travailler avec ses rappeurs, notamment 50 Cent dont le nouvel album The Massacre paraĂ®t en mars 2005. The Game quitte Aftermath pour Geffen Records suite aux beefs avec 50 Cent, mais reste tout de mĂŞme en bonne entente et loyal envers le « mĂ©decin » le plus cĂ©lèbre de la planète.

Du renouveau

Aftermath est dĂ©sormais un label plus que cosmopolite, qui accueille un grand nombre de nouvelles recrues, par exemple les six filles sexy du groupe The Pussycat Dolls dont l’album PCD (2005) est un succès total, ainsi que l’album Big Bang (2006) de Busta Rhymes.

Bishop Lamont, un rappeur peu connu, attend Ă©galement son heure de gloire, pris sous l’aile de son mentor. Reakwon, membre du lĂ©gendaire groupe Wu Tang Clan, formĂ© entre Staten Island et le Bronx, est la nouvelle signature inattendue du label Aftermath.

En attendant Detox, d’ores et dĂ©jĂ  annoncĂ© comme une grande rĂ©ussite et repoussĂ© Ă  2007, les fans peuvent réécouter les bons moments de la carrière de monsieur Andre Young, de ses dĂ©buts proches des prises de position de Public Enemy et Boogie Down Productions (grands groupes de New York) dans les annĂ©es 80, jusqu’Ă  sa pĂ©riode de renaissance en passant par l’ère G-Funk.

Olivier Cunha

7 Commentaires

  1. il tue trop dre

    axel, 2 weeks (que ce commentaire existe) Répondre

  2. D’oĂą vous sortez que dre est un rappeur il est juste producteur, il a produit de nombreux rappeurs en carton du style eminem, xzibit ou 50 cent et ça lui est arrivĂ© de jouer les gangsters tant que y avait aucun danger et quand les balles ont commencĂ© Ă  siffler il a quittĂ© death row en grande partie aussi Ă  cause d’une jalousie fĂ©roce envers 2pac l’icĂ´ne inĂ©galable du rap. Dre c’est juste un opportuniste qui n’a aucun flow d’ailleurs il est incapable d’Ă©crire ses lyrics il fait appel Ă  des ghost writters. 2pac n’aurait jamais dĂ» mourir, c’est tous les rageux de clowns qui le jalousaient qui auraient dĂ» y passer.

    thugnpeace, 2 ans (que ce commentaire existe) Répondre

  3. Dr. Dre the best raport of all time

    Tifa, 3 ans (que ce commentaire existe) Répondre

  4. le roi des rois c’est dre

    karim, 3 ans (que ce commentaire existe) Répondre

  5. DĂ©jĂ  on ne laisse pas un gamin de 20 ans seul en appart, encore plus si c’est un enfant de star (souvent inconscient)…

    Olivier, 3 ans (que ce commentaire existe) Répondre

  6. Bon il se magne le vieux Doctor de sortir son disque, parce que lĂ  ça fait six ans qu’on attend. Il a intĂ©rĂŞt Ă  ĂŞtre Ă©normissime le disque sinon je sens que je vais faire de l’ultimate avec.

    Olivier, 3 ans (que ce commentaire existe) Répondre

  7. respect au docteur, c est une revolution artistique ce monsieur… baet posĂ©, texte concret… respect man

    rex bassono, 3 ans (que ce commentaire existe) Répondre


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