Franz Ferdinand : Biographie
Propres sur eux, sympathiques et bien coiffĂ©s, telle est l’image vĂ©hiculĂ©e par Nicholas McCarthy (guitare), Bob Hardy (basse), Alex Kapranos (chant, guitare) et Paul Thomson (batterie), les quatre Ecossais de Franz Ferdinand.
Pourtant, l’histoire retiendra un dĂ©but d’amitiĂ© pour le moins conflictuel. Lors d’une soirĂ©e bien arrosĂ©e au coeur de la banlieue de Glasgow, Nicholas McCarthy tente de subtiliser la prĂ©cieuse bouteille de vodka d’un certain Alex Kapranos. Cette idĂ©e farfelue engendre une dispute incongrue mais historique pour nos deux protagonistes. Une fois calmĂ©, Kapranos finit par sympathiser avec son agresseur et lui propose un poste de guitariste au sein de son groupe de rock. Quelques jours plus tard, le quatuor est enfin rĂ©uni.
Un concert initial atypique
Pour rĂ©pĂ©ter, le groupe investit un vieil entrepĂ´t dĂ©saffectĂ©. Rapidement, les garnements dĂ©cident de baptiser ce local « The Château ». De rĂ©pĂ©tition en rĂ©pĂ©tition, la formation s’amĂ©liore et donne son premier concert en mai 2002 dans le salon de Celia Hempton, une copine d’Alex Kapranos. Les chansons s’enchaĂ®nent et la poignĂ©e de spectateurs prĂ©sents ce jour-lĂ applaudit la performance millimĂ©trĂ©e de ces incroyables saltimbanques de salon. A ce moment, Franz Ferdinand vit ses derniers jours de confidentialitĂ©.
Un album pour faire danser les filles
En 2003, Franz Ferdinand est signĂ© sur le très respectable label Domino qui leur offre l’opportunitĂ© de signer un album. Dès les premières notes de Darts Of Pleasure, le single inaugural, personne ne tarde Ă comprendre que la pop britannique s’est trouvĂ©e un nouveau phĂ©nomène.
Franz Ferdinand balance onze titres accrocheurs, dansants, directs et esthétiques comme le fondement des grandes théories constructivistes. Le succès ne pouvait échapper au quatuor. La chanson Take Me Out se charge de tourner les projecteurs vers les Ecossais, The Dark Of The Matinee de les projeter sur le devant de la scène médiatique.
Franzmania
L’annĂ©e 2004 restera Ă jamais celle de Franz Ferdinand. Partout dans le monde, le public ressent cette mĂŞme pulsion, cette envie de se dĂ©gourdir les jambes au son des hits interprĂ©tĂ©s par ces nouvelles coqueluches bien sapĂ©es. L’avènement de Franz Ferdinand prend une ampleur interplanĂ©taire.
Pour le club des quatre, les concerts, les applaudissements et les rĂ©compenses ne cessent de se multiplier. Dernièrement, le groupe se voyait rĂ©compensĂ© par deux Brit Awards (« Best Rock Act » et « Best British Band »). C’est dire combien la suite de leurs aventures discographiques est attendue par le public.
Nicolas Alsteen
