Lazuli : Biographie
Entre variété et world music, le groupe Lazuli est une des formations les plus originales de la scène musicale française actuelle.
Après un deuxième album envoĂ»tant, AmnĂ©sie, les six musiciens gardois apportent une note de fraĂ®cheur et d’exotisme. Leur recette: un savant mĂ©lange de styles qui surprend l’oreille et charme le coeur. Histoire d’un groupe hors norme.
Deux frères musiciens
Lazuli est avant tout une histoire d’amitiĂ©, presque une histoire de famille. A l’origine, il y a la passion de deux frères musiciens, originaires du sud-est de la France, Claude et Dominique Leonetti, multi instrumentistes et talentueux auteurs-compositeurs.
Après quelques groupes de jeunesse (dont Eclats, qui remportent un tremplin dans leur rĂ©gion d’origine), Domi compose Ă dix-neuf ans un opĂ©ra-rock, AddilĂ©lo roi de Dickotome, qu’il dirige, met en scène et interprète avec un orchestre de vingt musiciens. Puis il sillonne la rĂ©gion durant les annĂ©es 90, enchaĂ®nant les concours et festivals, oĂą le public dĂ©couvre sa voix haut perchĂ©e, Ă la tonalitĂ© proche de celle d’un Daniel Balavoine ou d’un Jean Louis Aubert. En 1998, c’est la naissance de Lazuli.
L’Abeille RĂ´de
Quant Ă Claude, son frère, un tragique accident de moto le prive de l’usage de son bras gauche en 1986, alors qu’il n’a que dix-sept ans. Loin de sombrer dans la solitude, ce passionnĂ© de musique et de technologie va remonter la pente et crĂ©er en 1996, avec Vincent Maury, un instrument unique, adaptĂ© Ă sa nouvelle morphologie: La LĂ©ode (de LEOnetti et de ClauDE). Cet instrument est un Ă©tonnant mĂ©lange de guitare, de synthĂ© et de scie mĂ©lodique.
Claude garde ainsi un contact Ă©troit avec la musique et se lance dès lors dans l’ouverture d’un studio d’enregistrement. Son nom ? L’Abeille RĂ´de, en hommage au mythique album des Fab Four. Nous sommes en 1998, et tous les ingrĂ©dients sont rĂ©unis pour que l’aventure Lazuli commence…
Le duo LĂ©onetti devient groupe avec l’arrivĂ©e de plusieurs musiciens possĂ©dant une solide formation musicale et des parcours très diffĂ©rents. Si Yohan SimĂ©on vient de la scène alternative grunge, il est aussi un excellent programmateur.
FrĂ©dĂ©ric Juan, plus classique, est issu du Conservatoire, et connaĂ®t sur le bout des doigts la musique orientale. Il compose entre autre pour le théâtre. Sylvain Bayol, lui, est un fou de Stick Chapman, drĂ´le de guitare nĂ©e de l’imagination d’un amĂ©ricain dans les annĂ©es 70.
Quant au sixième membre du groupe, Marc AlmĂ©ras, pianiste et guitariste expĂ©rimentĂ©, il ne rejoindra la formation qu’en 2003 pour le deuxième album. Cet extraordinaire melting-pot culturel et musical est Ă l’origine du son Lazuli, un son que les gardois dĂ©finissent eux-mĂŞmes de « chanson world ».
Amnésie
Il n’y a qu’Ă se laisser imprĂ©gner de Un automne, de Rien d’important ou encore de Merci, issus de leur deuxième album AmnĂ©sie, pour comprendre l’importance du phĂ©nomène. Une musicalitĂ© unique, aux sonoritĂ©s très diverses (orient, latino, rock, classique, variĂ©tĂ©), portĂ©e par la voix Ă©tonnante de Domi et des textes sensibles, emprunts de nostalgie et de poĂ©sie.
Dès 1999, Lazuli enregistre dans ses studios de l’Abeille RĂ´de un premier album autoproduit de quatorze titres Mater les couleurs. Puis suivent les concerts, durant lesquels le groupe se rĂ©vèle extrĂŞmement efficace. SĂ©duit par cette musique nouvelle, Ă©tonnĂ© par ce laboratoire musical ambulant, le public tombe sous le charme. De Genève Ă Sète, souvent en première partie d’artistes cĂ©lèbres (Miossec, Dionysos, …) Lazuli colporte sur scène un art nouveau. En avril 2003 sort AmnĂ©sie, leur deuxième album.
Les journaux et les mĂ©dias commencent Ă s’enthousiasmer. La presse Ă©crite salue la performance du groupe (la presse rĂ©gionale, mais aussi le Courrier de Genève ou le cĂ©lèbre magasine Chorus), et la radio leur fait les yeux doux.
Après un premier passage sur France Inter, dans la cĂ©lèbre Ă©mission de Serge Levaillant « Sous les Ă©toiles exactement » en mai 2002, Lazuli est reprogrammĂ© le 4 mai 2004 sur les mĂŞmes ondes. L’occasion pour eux de se produire le lendemain sur une scène parisienne, au Glaz’Art.
Après six annĂ©es d’existence, le groupe gardois laisse prĂ©sager un brillant avenir. Loin des musiques formatĂ©es, leur deuxième album illustre parfaitement la couleur unique de ce groupe: entre world music et rock, entre poĂ©sie et voyage, Lazuli ne ressemble dĂ©cidĂ©ment Ă personne.
ramdam.com

LAZULI… c’est une ambiance, un son, des textes une touche, une couleur musicale qui lui est propre, comme le bleu envoutant de la pierre prĂ©cieuse.
Confirmant des dĂ©buts très prometteurs, (AmnĂ©sie, En avant doute) avec la sortie du dernier album (RĂ©ponse incongrue Ă l’inĂ©luctable ), LAZULI nous offre encore un plein album de bonheur.
LAZULI, c’est avant tout un son, avec des instruments presques anachroniques pour une musique du 21ième sièce ! C’est aussi des musiciens talentueux, mĂ©lodistes accomplis, des textes ciselĂ©s, une voix reconnaissable entre mille, un mixage au cordeau ! LAZULI c’est Ă la fois une ambiance, une atmophère, une signature, c’est presque un genre !
C’est pas du prog, mais y’en Ă , c’est pas du world, mais y’en Ă .. on retrouve des intonations Ă la « ANGE », Ă la P.Gabriel, voire parfois Ă la P.Floyd….
S’il fallait abolument dĂ©finir LAZULI, j’oserai dire que c’est du World Prog’ !
C’est ça LAZULI ! Avec, en prime, cette prouesse d’y coller Ă des texte en français….
A écouter absolument et sans aucune modération !
(Phil. 50 ans. tourne au prog’ depuis tout p’tit…)
Orbal, 2 ans (que ce commentaire existe)