Marianne Faithfull : Biographie
Marianne Faithfull est nĂ©e le 29 dĂ©cembre 1946 Ă Hampstead, un quartier de Londres. Elle a Ă peine vingt ans lorsque sa carrière musicale est prise en main par le manager des Rolling Stones, Andrew Loog Odham. En 1964, elle devient ainsi la muse des « pierres qui roulent », Mick Jagger et Keith Richards se chargeant de lui composer sa première chanson As Tears Go By. La jeune chanteuse tombe sous le charme de Mick Jagger et c’est le dĂ©but d’une belle histoire d’amour !
Sister Morphine
Cette Ă©gĂ©rie du « Swinging London » des sixties enchaĂ®ne avec trois autres singles, Summer Night, This Little Bird, Come and Stay With Me, et sa notoriĂ©tĂ© franchit l’Atlantique !
En 1969, Marianne sort le single Sister Morphine, qui sera repris plus tard par les Rolling Stones dans leur album Sticky Fingers… Mais tout a une fin et l’idylle avec Mick prend fin au dĂ©but des annĂ©es 70. Marianne Faithfull tombe en pleine dĂ©prime, sombre dans la drogue et n’est plus que l’ombre d’elle-mĂŞme !
The Ballad Of Lucy Jordan
Marianne reste en retrait jusqu’en 1979 oĂą elle fait un retour fracassant avec le sombre et sublime Broken English, comprenant The Ballad Of Lucy Jordan. La flamme semble rallumĂ©e et la dame va ainsi enregistrer plus ou moins rĂ©gulièrement durant les annĂ©es 80. On retient notamment Strange Weather en 1987, produit par Hal Willner, son plus gros succès de la dĂ©cennie.
En 1994 paraĂ®t une biographie. Un ouvrage complĂ©tĂ© quelques mois plus tard par celui de Mark Hodkinson, « As Tears Go By », plus complet et surtout plus objectif !
Kissin’ Time
La fin des annĂ©es 90 la voit collaborer avec Metallica sur l’album Reload (1997) puis elle enregistre Vagabond Ways en 1999.
Cette artiste complète, qui a aussi jouĂ© au cinĂ©ma et au théâtre, justifie la signification de son nom (Faithfull peut se traduire par « pleine de foi ») et signe un nouveau chef d’oeuvre en 2002: Kissin’ Time. Elle y croise bon nombre d’artistes qui sont ses fans: d’Etienne Daho Ă Beck en passant par Billy Corgan et Blur, l’album est original et superbe !
Elle participe ensuite au Festival des Vieilles Charrues, en Bretagne, en juillet et se produit en fin d’annĂ©e 2002 Ă l’Olympia.
Après cette multitude de collaborations, qui permet aux plus jeunes de dĂ©couvrir cette grande figure du rock mondial, Marianne apparaĂ®t sur l’album d’Étienne Daho, Réévolution, en 2003, puis publie un nouvel album en 2004, Before The Poison. Elle y cĂ´toie de nouveau Damon Albarn mais aussi PJ Harvey et Nick Cave. Une nouvelle production encensĂ©e par la presse spĂ©cialisĂ©e, avec une tournĂ©e programmĂ©e dans la foulĂ©e. Mais la chanteuse, Ă©puisĂ©e, doit en annuler une bonne partie, notamment les concerts programmĂ©s en France Ă l’automne. Outre ses propres shows, elle venait d’assurer soixante-quinze reprĂ©sentations d’un opĂ©ra de William S. Burroughs et Tom Waits, « The Black Rider ». Repos…
Chanteuse atypique
Un DVD, Dreaming My Dreams, paru en 2003, revient sur cette vie pour le moins tourmentée. Une carrière atypique, passionnante et pleine de rebondissements que celle de Marianne Faithfull.
Interviews, reportages et tĂ©moignages constituent les 90 minutes de ce documentaire, agrĂ©mentĂ© de quelques sĂ©quences live enregistrĂ©es au West 54th. La chanteuse y reprend ses plus grands succès comme Broken English, Vagabond Ways, The Ballad Of Lucy Jordan. Madame Faithfull jette un regard sans concession sur ses divers accidents de parcours et ses dĂ©boires liĂ©s Ă l’alcool ou Ă la drogue. Cela ne la rend que plus attachante !
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