Keziah Jones nous livre Black Orpheus
Citoyen du monde, musicien aux racines nigérianes et anglo-saxonnes, la musique de Keziah Jones est à son image. Elle constitue un subtil dosage de blues, complainte amère et suave du déraciné, d’un funk frénétique, d’un rock aux accents « Hendrixiens » et d’une rythmique bercée par la clave nigériane, clef de voûte de toutes les musiques noires.
Il nous livre un nouvel album intitulé Black Orpheus. Le titre est inspiré du film Orpheo Negro de Camus. Ce film des années 60 adapte le mythe d’Orphée au cadre des favelas de Salvador de Bahia, ville pauvre du nord du Brésil, majoritairement noire.
C’est dans cette région que vit une grande partie de la communauté des Yorubas, peuple originaire d’Afrique de l’Ouest (Nigeria, Bénin, Ghana) qui migra en esclave vers l’Amérique du Sud à partir du 18e siècle.
« J’aimerais que Black Orpheus soit une invitation permanente au voyage. » nous explique Keziah Jones. Un voyage à géométrie variable dans l’espace et dans le temps.
