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Accueil > Artistes > O > O.D. > Discographie > Artificial Stupidity Artificial StupidityMontez sur scène avec Suprême NTM !
O.D. sont en réalité les initiales désignant les prénoms de ses deux membres, Olivier Furter et David Rosane. Artificial Stupidity est le premier jet -bien mûri- d'une collaboration remontant déjà à 1999. Entre le songwriter américain (David Rosane) et l'amateur suisse d'électronique (Olivier Furter) s'est tissée une complicité qui permet à leurs deux lourdes expériences de se mêler avec subtilité entre les lignes sonores de l'album, sans perdre pourtant de cette légèreté permettant une écoute "facile". Le résultat n'en est pas moins un disque à coup sûr bien réfléchi. Un coup d'oeil aux textes de Rosane (un plus incontestable de l'album) permet de s'en rendre rapidement compte. Et c'est à l'écoute que l'originalité du projet lui permet de revêtir le terme d'"artistique": il s'agit bien là de la projection d'un monde propre à ses deux auteurs, projection qui ne peut ressembler à rien d'autre puisque deux personnes ne sont jamais les mêmes. Mais en dehors de ces considérations, ne croyez pas qu'il y ait là matière à l'ennui ! Car les deux larrons sont certainement conscients qu'un album, aussi recherché soit-il, est toujours destiné à... l'écoute (et l'écoute du plus grand nombre est encore mieux). Ainsi, sans trahir leurs intentions premières, O.D. arrivent à produire un album très cohérent tout en étant hétérogène: on passe du folk presque "pur et dur" (In Time, où on peut à juste titre parler de timbre vocal à la Johnny Cash), à une plage disco-funk (Disco Mamma) en passant par de l'électro atmosphérique (Cornflake ou, dans une moindre mesure, Yellow). Ce qui est très intéressant avec cette formation, c'est que les multiples influences de ses pères, s'entrelaçant concrètement dans l'album à travers le mix guitare acoustique et chant aux relents d'éthanol / claviers et sons électroniques, donnent lieu à une véritable avalanche d'analogies dans les différents médias qui s'y sont frottés. On parle ainsi de références évidentes à Lou Reed et le Velvet Underground, Massive Attack, Lambchop, Johnny Cash, Radiohead, Moby, Nick Cave, The Fall... J'ajouterais, sur certains titres, des accents semblables à ceux de Jim Morrison au sein des Doors (Yellow, 20th Century Ghost). Mais l'essentiel dans ce rapprochement avec tant de formations est le fait qu'O.D. synthétise d'une très belle manière des influences qui partent dans tous les sens pour les faire résonner différemment (selon les influences de chacun) dans les oreilles de ses différents auditeurs. C'est en ce sens qu'O.D. est sans doute plus encore qu'une bonne surprise. Ils trouvent d'une certaine manière la "bonne formule". Celle-ci, s'ajoutant (ou étant sans doute son résultat) à une maîtrise technique impressionnante, pourrait bien faire mouche chez tous les curieux de belles choses. Je m'en voudrais de ne pas citer, à titre d'exemple illustrant cette maîtrise, le titre The City Is Psyche, dénudé à l'extrême mais -j'ai honte de le dire- qui m'a transformé en un gangster-lover en plein NY City le temps de quelques minutes... Quand je vous disais qu'ils avaient trouvé la formule... Quentin Deuxant Liste des titres :
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Artificial Stupidity [Album CD - 2005 - Basement]