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Accueil > Artistes > R > Axelle Renoir > Discographie > Ushuaïa UshuaïaMontez sur scène avec Suprême NTM !
Etrange initiative que cette déclinaison musicale du "label" (devrait-on dire "concept" ?) Ushuaïa, menée cependant par une artiste expérimentée. En effet, Axelle Renoir, après une formation au conservatoire, a déjà réalisé trois projets musicaux personnels: Magnum et matinées dansantes, album pour lequel elle fut nominée dans la catégorie Révélation Féminine aux Victoires de la Musique 1996, Rose et La plage. En parallèle, la musicienne compose pour le cinéma, avec notamment la réalisation de la bande originale de "36 Quai des orfèvres". Il est donc certain que nous n'avons pas affaire à une débutante. L'album en lui-même est d'ailleurs bien fignolé (si ce n'est la basse, fréquemment sous-mixée) et rien ne détonne. Mais c'est peut-être là que le bât blesse. La plupart des titres sont un mélange de symphonique et d'électronique. Parfois, on reconnaît une rythmique plus hip hop (Danger on earth) ou on est sorti de sa torpeur par la voix d'une invitée d'Axelle Renoir. Le problème est que ces styles se limitent à leur plus simple expression et que, au bout de douze titres, ça finit par lasser. C'est sans doute la première partie de l'album qui est assez "pesante". En conservant tout de même la chouette prestation d'Emily T. (Sunshine et Evergreen), dont la voix apporte un "plus" indéniable au tout, il est difficile de faire ressortir un titre ou l'autre, tellement l'ensemble est homogène: un ensemble de cordes assure les nappes sonores tandis qu'un beat electro variablement rapide assure la rythmique. Divers samples tirés de la nature ou des voix retravaillées donnent l'effet Ushuaïa souhaité. On pourrait peut-être retenir le titre Nature qui, malgré une nouvelle illustration de cette propension à la répétition et à la facilité, détonne sans doute un tantinet (dans le bon sens). Cependant, après cette première partie "violonisée" (dans le mauvais sens) à l'extrême et digne de figurer au générique de l'émission, on trouve en fin d'album quelques titres qui, sans révolutionner la musique, ont au moins le mérite de sembler "habités" par quelque chose de personnel, de propre à l'auteur. On dirait que TF1 a retiré un instant le couteau de la gorge de la musicienne pour la laisser composer tranquille... Ainsi, le titre Evergreen, outre la participation d'Emily T., parvient à dégager quelque chose qui semble authentiquement mélancolique. Idem sur The Lighthouse Guardian et sur Cold Seas, le seul morceau où n'intervient qu'un piano qui ne nous donne certes qu'une série assez cliché d'harmonies, mais qui a une certaine aura. Il serait en outre intéressant de se demander ce que les "patrons" d'Ushuaïa recherchaient en se lançant dans une telle entreprise, mais cela n'est pas vraiment de notre ressort. Tout ce qu'on peut tenter de juger, c'est le produit fini. Et comme cela doit certainement transparaître, le bilan est mitigé. Bien sûr, un disque dans la mouvance Ushuaïa doit donner l'impression d'être assis dans un ULM (oui d'accord: en entendant les bruits de la jungle et pas ceux du moteur), survolant la forêt amazonienne aux côtés de Nicolas Hulot. Si là était l'objectif, il est certes réussi et contentera les fans. Par contre, si le but était de faire de la musique, ça devient plus délicat, et on doit sans doute s'en tenir aux trois titres que nous avons cru bon de sauver du naufrage... musical. Quentin Deuxant Liste des titres :
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Ushuaïa [Album CD - 2007 - TF1 Musique]