Mr. Roux nous dit tout

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Mr. RouxRamDam: J’aimerais resituer ton parcours. Donc en fait au dĂ©part, Mr. Roux, c’est surtout toi, Erwan Roux, Ă©ducateur social originaire de Rennes. Tu rentrais de voyage en Asie, Madagascar, etc. Et c’est lĂ  que tu as commencĂ© Ă  Ă©crire tes premiers textes ?

Mr. Roux: C’Ă©tait mon premier concert en rentrant de ce voyage. Suite Ă  ce premier concert dans un cafĂ©concert Ă  Rennes, j’ai rencontrĂ© Jauni Bernardo Ă  la guitare et Brandon Michel Ă  la contrebasse. On a dĂ©cidĂ© de faire un trio et l’on a gardĂ© mon nom car c’est parti comme ça et sans savoir combien de temps cela pouvait durer. Donc je me disais, je pourrais les virer plus facilement si je les trouve fatigants et puis finalement ça fait trois ans qu’on tourne ensemble et que cela se passe bien.

RamDam: Et la scène est un Ă©lĂ©ment vraiment important puisqu’en fait beaucoup de scènes se sont enchaĂ®nĂ©es suite Ă  cette « coalition » avec tes deux acolytes. Au dĂ©part, c’est vraiment un succès breton Mr. Roux ?

Mr. Roux: Disons que l’on a beaucoup jouĂ© en Bretagne et dans les rĂ©gions alentours. Il est vrai que dans le grand ouest en gĂ©nĂ©ral, il y a un bon rĂ©seau de cafĂ©s-concerts, d’associations, de petits festivals qui nous ont permis de nous faire connaĂ®tre par le bouche-Ă -oreille et de nous dĂ©velopper, d’enregistrer un disque sur Rennes, de distribuer uniquement sur le grand ouest dans un premier temps.

RamDam: Mais l’album est ressorti tel quel en 2007 par respect pour les gens qui l’ont achetĂ© en 2005 ?

Mr. Roux: Par respect oui, car cela nous paraissait normal. Un album, c’est une photographie d’un moment prĂ©cis. Si tu commences Ă  reproduire des choses, Ă  remasteriser, Ă  changer, tu changes tout car il s’est passĂ© un an et demi entre temps. En tant que musiciens, nous Ă©voluons comme artistes Ă©galement. Donc on se rĂ©partit sur des choses diffĂ©rentes et par consĂ©quent on a prĂ©fĂ©rĂ© le sortir tel quel sans le toucher.

RamDam: Cela s’inscrit en mĂŞme temps aussi dans votre dĂ©marche, le cĂ´tĂ© « par respect pour le public », par rapport aux textes engagĂ©s Ă©galement et que vous revendiquez aussi ?

Mr. Roux: Oui je pense que c’est la dĂ©marche de la plupart des musiciens de respecter les gens qui viennent les voir en concert et qui les font vivre. Il est vrai que nous sommes attachĂ©s Ă  ne pas prendre les gens qui sont en face de nous que pour des consommateurs.

RamDam: Ce qui caractĂ©rise vraiment Mr. Roux, le groupe et toi en particulier, ce sont les textes. Ce sont vraiment des textes caustiques, très engagĂ©s, assez sociaux aussi. D’oĂą ton passĂ© d’Ă©ducateur social. Est-ce que tu pourrais nous en parler ? Quand as-tu senti que tu Ă©tais mĂ»r justement par rapport Ă  ces textes, car tu parles de poèmes que tu n’aimais pas, que tu Ă©crivais quand tu Ă©tais jeune ?

Mr. Roux: Non mais comme beaucoup de gens, j’Ă©crivais des petits textes, j’essayais de faire des chansons, je n’y arrivais pas tellement et Ă  force je me suis rendu compte que la meilleure façon pour moi en tout cas de faire des chansons, c’Ă©tait de les faire de la mĂŞme façon que ma façon de parler. Donc c’est ce que j’ai fait. J’essaie pas de faire de la poĂ©sie. J’ai envie de parler de façon directe des choses, de façon crue, et sans dĂ©tour.

RamDam: Au vitriol aussi ?

Mr. Roux: Peut-ĂŞtre.

RamDam: Sous des airs légers qui partent progressivement en vrille au fur et à mesure que la chanson avance ?

Mr. Roux: C’est un choix aussi de faire des chansons très lĂ©gères et de dire des choses qui le sont beaucoup moins. Je trouve que c’est une façon de faire passer les choses en douceur.

RamDam: Notamment sur « Un homme ordinaire » qui est une chanson qui, d’après ce que j’ai lu, est celle qui vous correspond le mieux aujourd’hui ? Qui sera le plus d’actualitĂ© pour Mr. Roux, notamment par rapport Ă  l’Ă©lection d’un certain Mr. Sarkozy ?

Mr. Roux: Non c’est la chanson. Elle a Ă©tĂ© Ă©crite il y 3 ans. Donc Ă  cette Ă©poque, on en Ă©tait dĂ©jĂ  loin. Et puis c’est plus une façon de montrer qu’on a tous un cĂ´tĂ© sombre un peu en nous, et je ne stigmatise pas une catĂ©gorie de personnes en particulier. Je pense qu’on cache tous derrière notre verni social et derrière nos apparences, des choses qui sont un peu moins glorieuses et je pense que la diffĂ©rence entre un hĂ©ros et un bourreau est infime et que l’on peut basculer de l’un Ă  l’autre très facilement.

RamDam: Et l’univers de Mr. Roux, c’est plutĂ´t l’univers des anti-hĂ©ros, des gens qui ont une faille, des gens qui sont comme nous finalement, qui sont toujours Ă  la limite ?

Mr. Roux: Des gens normaux en fait. Tout le monde est comme ça je pense, sauf qu’on ne le montre peut-ĂŞtre pas beaucoup. Mais c’est cela qui est le plus intĂ©ressant chez les gens, c’est leurs failles, leurs dĂ©fauts, le cĂ´tĂ© lisse des choses ne m’intĂ©resse pas trop.

RamDam: Qui surfent sur le paradoxe et la contradiction en permanence en fait ?

Mr. Roux: Oui comme moi, comme tout le monde je pense.

RamDam: Tu disais d’ailleurs que la plupart des textes sont autobiographiques. Certains te ressemblent quand tu Ă©tais adolescent toi aussi, comme « Petit Rasta » par exemple ?

Mr. Roux: Dans tous les textes, il y a un peu de moi et après je mĂ©lange avec des choses que j’invente, des choses que j’ai vues, que l’on m’a racontĂ© car si je parlais comme moi, ce ne serait pas forcĂ©ment très intĂ©ressant. Mais c’est un mĂ©lange de pleins de choses. Il n’y a rien qui est Ă  100% autobiographique, mais moi seul sait, dans les chansons, ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas.

RamDam: Cela dit c’est un peu toi aussi cet adolescent rĂ©volutionnaire de canapĂ© ?

Mr. Roux: C’est toujours moi parce que en l’occurrence, je ne me suis toujours pas levĂ© de mon canapĂ©. Donc oui c’est ce que je pense dans la chanson « Petit Rasta ». C’est un portrait d’un adolescent rĂ©voltĂ© et c’est juste un angle pour aborder un sujet plus vaste qu’est la perte des idĂ©aux quand on grandit et le fait que d’avoir des belles idĂ©es, c’est bien mais que c’est beaucoup plus compliquĂ© de les transcrire en acte.

RamDam: Car il ne faut pas grandir et devenir aussi blanc que ses parents ?

Mr. Roux: Ce n’est pas qu’il ne faut pas grandir, c’est qu’il faut grandir et ne pas devenir aussi violent que ses parents.

RamDam: Ce texte, pour ne parler que de celui-lĂ  par exemple, quand il est tirĂ© de son contexte, parfois il a pu ĂŞtre interprĂ©tĂ© de façon fausse. Je sais qu’il t’a valu beaucoup de reproches, de critiques ?

Mr. Roux: Non pas tant que ça. On en a eu quelques-unes mais je pense que ce n’Ă©tait pas forcĂ©ment liĂ© au texte, c’est plus liĂ© au fait qu’Ă  un moment donnĂ©, on est passĂ© sur des radios, et qu’il y a des gens qui nous ont dĂ©couvert par cette chanson, ils ont forcĂ©ment un point de vue plus caricatural de ce qu’on fait qui est limitĂ© Ă  juste une chanson. Donc, en l’occurrence, c’Ă©tait cette chanson qui a pu ĂŞtre mal interprĂ©tĂ©e. Mais cela n’est pas très grave, moi cela ne me dĂ©range pas. Les gens interprètent les chansons de toute façon. Dans tous les cas, il y a des gens qui vont aimer les chansons pour des raisons auxquelles on n’aurait pas pensĂ© et des gens qui ne vont pas l’aimer pour des raisons qui me paraissent mauvaises aussi.

RamDam: Est-ce qu’elle fait partie des chansons que tu vas jouer ce soir ?

Mr. Roux: Oui.

RamDam: Donc elle ne fait pas partie des chansons que tu essaies d’Ă©viter parce qu’elle a Ă©tĂ© trop jouĂ©e ou parce qu’elle a Ă©tĂ© trop souvent assimilĂ©e Ă  Mr. Roux ?

Mr. Roux: En mĂŞme temps ça va, cela fait six mois que l’album est sorti. Donc peut-ĂŞtre que dans dix ans on la jouera plus mais lĂ , en l’occurrence en ce moment, on a toujours du plaisir Ă  jouer et ce n’est pas non plus le tube de l’Ă©tĂ©.

RamDam: J’aimerais qu’on parle aussi des autres titres que tu vas jouer ce soir ainsi que la « P’tite pouff ». Lorsque tu chantes ce morceau, tu dis avec ironie, que ce sera peut-ĂŞtre ton aveu, ta confession de mauvaise foi, pour parler d’une ex qui t’a abandonnĂ©, est-ce que c’est le cas ?

Mr. Roux: Si cela est vrai ou pas ? Non parce que tout ce que je raconte dans mes chansons n’est pas forcĂ©ment vrai mais c’est un mĂ©lange encore une fois de pleins de personnages et oĂą beaucoup de gens diffĂ©rents peuvent peut-ĂŞtre se reconnaĂ®tre. Ce n’est pas tant une chanson qui se moque des filles, je trouve personnellement qu’elle se moque plus des hommes.

RamDam: Car ce qui vous caractĂ©rise aussi Ă©normĂ©ment, c’est qu’il y a tellement d’autodĂ©rision dans vos chansons que ça peut permettre d’aller plus loin encore dans la critique des autres? Mais cela commence vraiment par toi et pas les hommes en gĂ©nĂ©ral ?

Mr. Roux: En fait c’est une stratĂ©gie, je me moque de moi comme ça je peux plus facilement me moquer des autres après.

RamDam: Ce qui t’as valu aussi souvent d’ĂŞtre comparĂ© Ă  Brassens, alors que finalement ce n’est pas quelqu’un qui t’as Ă©normĂ©ment inspirĂ©. Tu ne l’as pas beaucoup Ă©coutĂ©, tu te sentais plus proche de quelqu’un comme Renaud apparemment ?

Mr. Roux: Oui mais je pense que c’est une question de gĂ©nĂ©ration aussi. Brassens, cela commence Ă  faire des annĂ©es qu’il est mort maintenant et qu’il ne fait plus de chansons. Ce n’est donc pas forcĂ©ment qu’il ne m’a pas touchĂ©, c’est une autre Ă©poque. Il a forcĂ©ment plus touchĂ© les chanteurs comme Renaud, Maxime le Forestier qui eux m’ont touchĂ©. Mais par contre c’est un compliment très sympathique de dire cela.

RamDam: J’aimerais aussi que tu nous parles de « Ma mère la pute » ?

Mr. Roux: J’aime bien quand les gens disent ça, c’est pour cette raison que je l’ai appelĂ© ainsi cette chanson. Oui en fait ce n’est pas une chanson sur ma mère, c’est une chanson sur les prostituĂ©es en gĂ©nĂ©ral et sur le fait de dire qu’une pute peut aussi ĂŞtre une mère. Donc je me suis mis Ă  la place d’un fils de pute et puis j’ai essayĂ© de tourner cette chose-lĂ  pour que l’enfant soit fier de sa mère malgrĂ© le fait que c’est une prostituĂ©e, c’est une chanson hommage pour les prostituĂ©es du monde entier.

RamDam: Est-ce que, sans transition aucune, « Norredine » est Ă©galement inspirĂ©e d’une histoire qui t’Ă©tait proche car c’est justement un thème sur l’hypocrisie du système en gĂ©nĂ©ral ?

Mr. Roux: Oui sĂ»rement de cette hypocrisie qui fait que des mecs qui viennent de quartiers, qui ont des bacs +4, bacs +5 se retrouvent agents de sĂ©curitĂ© ou videurs dans des boĂ®tes de nuit, oĂą ils n’ont jamais pu mettre les pieds avant.

RamDam: Et dans « Le clodo », c’est pareil. Il y a, j’imagine, ton passĂ© d’Ă©ducateur social lorsque tu as bossĂ© avec les sdf, les sans abris etc. J’imagine qu’il y avait aussi des choses que tu avais envie de vĂ©hiculer, dans tes textes ?

Mr. Roux: Dans « le clodo », ce que j’avais envie de dire, c’Ă©tait que cette hypocrisie aussi, du fait qu’on accepte les gens Ă  l’arrĂŞt Ă  partir du moment oĂą ils correspondent Ă  l’image que l’on se fait d’eux, c’est-Ă -dire que l’on imagine qu’ils vont s’acheter un sandwich avec la pièce qu’on leur donne et qu’on les tolère que comme ça, et que l’on ne prend pas en compte le fait que quand tu vis dans la rue, tu bois plus que tu ne manges. Si tu n’es pas un peu dĂ©foncĂ©, un peu bourrĂ©, c’est tout de mĂŞme pas facile de dormir dehors, d’affronter le regard des gens, de faire la manche. Tu vis dans la peur en permanence, la peur de te faire braquer, de te faire casser la gueule, de te faire virer, donc c’est un milieu qui est dur, et que forcĂ©ment les gens qui vivent dans la rue sont des gens qui deviennent durs s’ils ne l’Ă©taient pas avant. Et je sais que lorsque je file un euro Ă  un clodo dans la rue, je sais qu’il va sĂ»rement aller s’acheter une bouteille avec et je n’ai pas envie de juger ça, de trouver ça ni bien ni mal. Je pense que c’est un Ă©tat de fait, c’est ainsi.

RamDam: C’est cette phrase effroyable que tu ressors et qui est soulignĂ©e dans pas mal de tes textes finalement, Ă©tant que chacun reste Ă  sa place et ne dĂ©range pas l’autre. Quoi qu’il en soit, « Norredine » qui reste agent de sĂ©curitĂ©, ou le clodo qui reste gentil et propre malgrĂ© tout quand il fait la manche, c’est quelque chose qui revient beaucoup dans tes textes justement ?

Mr. Roux: Peut-ĂŞtre parce que nous vivons dans une sociĂ©tĂ© qui est très policĂ©e, ou Ă  force de tout vouloir sĂ©curiser, hygiĂ©niser, et tout ça, on accepte plus aucune confrontation avec des gens qui sont diffĂ©rents de nous, et chacun dans son coin c’est très bien. J’aime bien ĂŞtre avec des gens avec lesquels je ne suis pas d’accord, des gens qui ne sont pas comme moi et ceci ne me fait pas peur, ni ne me dĂ©range et je trouve que c’est plutĂ´t bien. J’ai envie que cela continue, que l’on se mĂ©lange et que l’on ne soit pas d’accord, que l’on soit diffĂ©rents, que l’on s’engueule, que l’on se cogne dessus Ă  la rigueur, mais qu’au moins on se voit, on se montre que l’on est lĂ  et que l’on existe mutuellement.

RamDam: Et comment Ă©cris-tu ce genre de texte, quel est le travail « d’Ă©crivain » pour se mettre Ă  la place de quelqu’un dans une situation que tu n’as pas forcĂ©ment connue ?

Mr. Roux: LĂ , en l’occurrence pour « le clodo », je ne l’ai pas connu. C’est vrai que j’ai travaillĂ© avec des gens Ă  la rue, donc je les ai cĂ´toyĂ©s pas mal. Et donc c’est de voir ces choses-lĂ  qui m’a touchĂ©, et j’ai eu envie d’en parler. Parce que je pense que c’est important de le savoir, et que du moins lorsque j’Ă©tais Ă©ducateur spĂ©cialisĂ©, j’avais beaucoup plus de choses Ă  raconter que depuis que je suis musicien. Et malheureusement ça n’intĂ©resse pas grand monde. On ne m’a jamais interviewĂ© en tant qu’Ă©ducateur spĂ©cialisĂ©, donc j’ai pris un micro, une guitare pour attirer l’attention sur moi et sur des choses qui m’ont choquĂ©.

RamDam: Ce qui revient très souvent, dans la plupart des chroniques qui sont plutĂ´t dithyrambiques en gĂ©nĂ©ral sur l’album, c’est que l’on s’attend Ă  ce que ton public soit plutĂ´t masculin, jeune et postadolescent alors qu’en rĂ©alitĂ© il serait plutĂ´t fĂ©minin et mĂŞme autour de la vingtaine, trentaine ?

Mr. Roux: Ce sont des gens de mon âge peut-ĂŞtre, car j’ai 15 ans et demi sous mes apparences un peu vieilles. Et puis je pense que c’est parce que dans les concerts Ă©galement, il y a souvent peut-ĂŞtre plus, je ne sais pas pourquoi, c’est ainsi, c’est peut-ĂŞtre le contrebassiste Brandon Michel qui est jeune et blond et qui attire les femmes, je ne sais pas.

RamDam: Est-ce que cela faisait aussi référence à toi, le bouffon de la cité qui finalement se fait taper par tout le monde et qui au final accueille toutes les filles de ses tortionnaires dans son lit ?

Mr. Roux: C’est un fantasme, mais ça n’existe pas, je pense juste que c’est la magie de la chanson, on peut inventer des citations qui se produisent rarement.

RamDam: Tu te rapproches plus de « La poche » ?

Mr. Roux: Non plus non, mais il y a un petit peu de tout. Ce n’est pas si simple que ça, c’est pas binaire donc il y a un peu de tout dans « la poche », je pense qu’on a tous Ă©tĂ© dans notre vie, Ă  un moment ou Ă  un autre, bourrĂ©, Ă  draguer les filles dans un bar et Ă  se sentir très spirituel, alors que l’on Ă©tait complètement minable. Mais bon dès fois ça marche, cela dit, mais c’est quand mĂŞme très rare et donc voilĂ , j’ai juste envie de me moquer de ça, parce que c’est plutĂ´t marrant.

RamDam: LĂ , on a mentionnĂ© quelques titres, quelles sont les autres chansons que tu vas jouer en concert par exemple et dont on n’aurait pas parlĂ© ?

Mr. Roux: En concert, on joue pas mal de titres qu’on n’a pas enregistrĂ©s, qui seront peut-ĂŞtre sur un prochain album ou qui n’y seront peut-ĂŞtre pas. Comme on est un groupe pas mal, on fait beaucoup de concerts, on teste les nouveaux morceaux sur scène, pour voir un peu les rĂ©actions du public. Donc voilĂ , on joue des morceaux de l’album, et puis des nouveaux et quelques anciens qu’on n’avait pas enregistrĂ©s, qui date d’avant.

RamDam: Et quelques nouveaux qui parlent de quoi justement ?

Mr. Roux: Les nouveaux textes parlent d’un homme qui mange sa femme par exemple, du vote utile, un concept très dĂ©mocratique, c’est bien connu et puis des nĂ©o-rĂ©ac… qui pensent que c’Ă©tait mieux avant.

RamDam: Parlons du second album, celui qui peut-être sortirait car il est quasiment écrit, quasiment prêt ?

Mr. Roux: On aurait de quoi enregistrer un disque maintenant. Je pense que le moment oĂą on enregistrera un disque, peut-ĂŞtre que certaines chansons on n’aura plus envie de les chanter, donc on passera Ă  autre chose, enfin je sais pas du tout on verra.

RamDam: LĂ , tout de suite, la prĂ©dominance c’est la scène, c’est vraiment la scène jusqu’Ă  fin 2007 ?

Mr. Roux: Oui jusqu’Ă  l’Ă©tĂ© 2008 on va dire Ă  peu près.

RamDam: Vous parlez de cette tournĂ©e de Mr. Roux jusqu’Ă  l’Ă©tĂ© 2008, est-ce que tu pourrais nous mentionner quelques dates, quelques villes par lesquelles vous allez passer ?

Mr. Roux: On va tourner un petit peu partout en France, en passant dans les grandes villes Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Paris et puis des petits festivals, des centres culturels, Ă  voir sur notre site Ă  la rubrique contact.

RamDam: Est-ce qu’il y a des dates, des lieux un peu particuliers, certains lieux qui sont un peu mythiques pour Mr. Roux comme quand tu repasses en Bretagne par exemple ?

Mr. Roux: Oui on va jouer à la salle de la cité à Rennes qui est une salle de rock mythique où tout Rennes a vu ses premiers concerts de rock. Ça fait énormément plaisir de jouer là-bas.

RamDam: Il y en a d’autres que tu attends en particulier ?

Mr. Roux: Je ne connais pas beaucoup les salles de concert en France, j’attends toutes les dates. Disons que l’on a l’avantage de jouer Ă  la fois dans un centre culturel, des salles rock, des petits festivals, des associations. Par consĂ©quent, Ă  chaque fois c’est très diffĂ©rent, on joue dans des configurations diffĂ©rentes donc on s’adapte et l’on dĂ©couvre des nouvelles choses Ă  chaque fois. On est toujours curieux de voir ce qui va nous arriver.

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