Bertrand Cantat obtient la liberté conditionnelle
Bertrand Cantat, condamné à huit ans de prison pour des coups mortels sur sa compagne Marie Trintignant en juillet 2003 en Lituanie, est sorti de prison peu après minuit ce mardi, à bord d’un véhicule conduit par le batteur du groupe, Denis Barthe.
Le vice-président du tribunal de grande instance de Toulouse, chargé de l’application des peines, « a fondé sa décision notamment sur les efforts de réadaptation sociale faits par le condamné ainsi que sur ses perspectives de réinsertion sociale et professionnelle ».
Bertrand Cantat sera soumis à des mesures de contrôle et d’assistance psychologique pendant un an après sa libération. Il devra s’abstenir d’évoquer l’affaire notamment sur scène ou dans toute oeuvre audiovisuelle.
Cette mesure de libération est conforme au régime français de l’exécution des peines qui prévoit une possibilité de libération anticipée si le détenu montre un comportement positif en détention, s’il présente des garanties de réinsertion à l’extérieur et a indemnisé complètement ses victimes.
Nadine Trintignant, la mère de la victime, a tenté de s’opposer à cette libération, estimant qu’elle était prématurée et donnerait « un signal négatif » en matière de violences faites aux femmes.
