Expos

Orlan en 3 mots

Du 1er juin au 28 août

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Corps

Transformé, augmenté, scruté, modifié, célébré, déshabillé, malmené, rhabillé : le corps, sa propre chair, sa peau, sa présence, son apparence, son identité, sont le médium et la matière première de l’œuvre d’ORLAN. Envisagé comme un élément perturbateur parfait pour s’opposer à l’ordre établi depuis ses premières performances dans les années 60, libre, subversif, il est l’outil idéal pour interroger toutes les dominations.

Sculptures

L’exposition du musée des Abattoirs s’intéresse à l’oeuvre d’ORLAN de façon inédite en choisissant de l’examiner par le prisme de la sculpture, considérant les photographies Corps-Sculptures, les performances, les chirurgies, les sculptures de plis, jusqu’à la réalité augmentée et la robotique comme un ensemble cohérent et linéaire. Autant d’étapes pour ne former au final qu’une seule œuvre, une sculpture unique : ORLAN.

Identité

L’identité, ses variations et sa construction, le refus des normes, sont au fond les sujets qui occupent l’œuvre d’ORLAN, sculptant son identité en opposition aux conventions comme elle modèle son corps. Au début des années 1990, elle entame en pionnière la série des « opérations – chirurgicales – performances » : à neuf reprises jusqu’en 1993, le bloc opératoire est transformé en théâtre, une scène sur laquelle son corps est modifié par des médecins, sous sa direction. Jusqu’à la transformation, radicale, la pose d’implants aux joues et aux tempes qui sont venues parfaire son oeuvre.

Virginie Peytavi

Photo : ORLAN, Empreinte de la bouche sur masque de calque, 1991, cibachrome sous Diassec, 110 x 160 cm, édition 1/7 © Adagp, Paris, 2022 ; photogr. courtesy de l’artiste et Ceysson & Bénétière

Publié par Rédaction de Ramdam


Les Abattoirs,