Festival

Heureux comme Jean Varela

Du 31 mai au 30 juin

Montpellier
Domaine d'O

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Il est l’artisan majeur de l’un des festivals les plus vivants, vivifiants, enthousiasmants de l’hexagone Lui, c’est Jean Varela, directeur artistique. Le festival, c’est Le Printemps des comédiens à Montpellier. On y va dare-dare.

Jean-Claude Carrière, président du festival, parle de la manifestation comme d’une « rencontre qui chaque année nous étonne », quel est votre sentiment premier sur le Printemps ?
Je partage totalement le sentiment de Jean-Claude. Ce festival, et d’abord par l’endroit magique dans lequel il se déroule, le domaine d’O, est un lieu de rencontre où on vient voir et découvrir des œuvres d’art, mais où on peut, grâce à cette pinède merveilleuse, à son restaurant, à sa librairie, débattre de ce que l’on vient de voir et échanger entre spectateurs, artistes et organisateurs. Ce festival est une agora qui participe à la construction d’un public et de sa curiosité. Et c’est cette curiosité qui nous permet chaque année d’aller un peu plus loin dans la prise de risque et dans la découverte d’objets artistiques ou de répertoires non connus encore.

Que voulez-vous défendre avec le Printemps des comédiens ? Quelle idée de la culture, du théâtre, du spectacle vivant ?
Le Printemps des comédiens est d’abord une manifestation de service public. Il n’existerait pas sans l’engagement des collectivités territoriales, à savoir le Département, la Métropole, la Région et bien sûr l’Etat. C’est donc un outil de service public qui défend le théâtre d’art et la création, à savoir une exigence artistique la plus grande en tentant, par un travail de rencontres avec le public - par exemple je viens de faire plus de 37 présentations du festival partout sur le territoire de la métropole et au-delà - , d’amener le public à la découverte et à la curiosité.

Depuis ces cinq dernières années, avez-vous vu une évolution dans le théâtre et donc dans le festival ?
Le théâtre est en mouvement perpétuel. C’est un art mouvant qui évolue sans cesse, qui a la capacité d’aller chercher à la fois dans la tradition du répertoire, dans la tradition du savoir-faire et en même temps de puiser dans les nouvelles technologies, dans les nouvelles écritures, dans la mixité des arts au plateau. On assiste à une évolution permanente. C’est à la fois un art de la mémoire et un art du renouveau.

Comment définiriez-vous la contemporanéité théâtrale ?
Elle se définit précisément par cette mixité des disciplines au plateau. Aujourd’hui le théâtre est partout, dans les arts de la piste, dans les arts chorégraphiques, dans les arts de la vidéo, il est partout. Il y a une telle nécessité de sens et donc de verbe que le théâtre ressurgit partout. On a pu penser, il y a quelques années, que le théâtre allait être dépassé par d’autres disciplines de spectacle vivant, en fait on s’aperçoit que cette nécessité de sens politique fait que le verbe ressurgit et par là-même le théâtre.

Donnez-nous quelques temps forts de cette édition...
Le temps fort, c’est le mois de juin ! Il s’agit d’une épiphanie permanente de temps forts avec un premier week-end qui accueille à la fois Pascal Rambert, Julien Gosselin, Frank Castorf, après on trouve la création de Katia Ferreira First Trip, l’étoile montante du théâtre musical Thom Luz et son spectacle Girl from the fog machine factory, et pour finir en feu d’artifice la création en France de La Cerisaie mis en scène par Simon McBurney avec la troupe d’Ivo van Hove venue d’Amsterdam. C’est un mois de festival, c’est une fête !

Qu’est-ce qui vous rend heureux dans le festival ?
Ce qui me rend heureux, c’est de vivre ces rencontres avec un public de plus en plus curieux et preneur de risque, d’être au milieu des artistes et d’être un des artisans qui rendent ces rencontres possibles, c’est-à-dire pour le public de découvrir des mondes nouveaux. D’être le passeur de ce que nous offrent les artistes, c’est une grande joie !
Propos recueillis par André Lacambra

Photo : BUM Communication

Site web : https://www.printempsdescomediens.com/

Publié par Rédaction de Ramdam


Domaine d'O, Montpellier

178 rue de la carriérasse
34090 Montpellier

Tél : 0 800 200 165