Astonvilla : Biographie
C’est en 1994, Ă Paris, que le groupe Astonvilla a pris corps Ă l’initiative de FrĂ©dĂ©ric Franchitti (nĂ© en 1969) et Hocine Hallaf (1964). Hocine dit Hoss, est Ă©tudiant en droit et Fred est handicapĂ© d’un bras ce qui l’empĂŞche de jouer d’un instrument et l’oriente vers la composition.
Ce groupe parisien s’est appelĂ© ainsi en rĂ©fĂ©rence au club de football anglais, basĂ© Ă Birmingham, mais aussi par rapport Ă « Pancho Villa »…
Les deux membres fondateurs s’adjoignent vite les services de Jean-Baptiste Mory (nĂ© en 1970), alias Djib Ă la basse, de Franck Pilant Ă la guitare et de Laurent « Doc » MĂĽller Ă la batterie.
Les dĂ©buts officiels d’Astonvilla ont lieu en janvier 1994 dans la salle du Plan, Ă Ris-Orangis, en banlieue parisienne, en ouverture d’un concert des Silencers. A la fin de l’annĂ©e, Astonvilla est prĂ©sent aux Transmusicales de Rennes et offre une prestation de premier ordre.
Fans de foot
Ces fans de foot publient un premier album éponyme deux ans plus tard. La presse lui réserve un très bel accueil et le groupe de se produire en première partie de Joe Cocker, Deep Purple, Bryan Adams et ZZ Top !
En prime, le groupe attire l’attention du club de football anglais dont il s’est inspirĂ©… Une jeune spectatrice tombe sous le charme et fait Ă©couter le disque Ă son papa, rĂ©dacteur en chef de la gazette du club. Cinq pages sont consacrĂ©es aux petits Français, rĂ©gulièrement invitĂ©s Ă suivre les matches de leurs favoris !
Mais le disque est un terrible Ă©chec commercial, dĂ©passant Ă peine les quinze milles copies vendues, en dĂ©pit de quatre singles de bonne qualitĂ©: Bonne nouvelle, On verra demain, Si les anges et Raisonne. Le groupe tourne pourtant dans toute l’Europe, au QuĂ©bec et mĂŞme en Argentine, en 1997 !
Extraversion
Ils prennent tout leur temps afin de digĂ©rer ce semi Ă©chec et avant de s’offrir un second album digne de ce nom. Ils ne déçoivent pas leurs fans avec Extraversion, qui paraĂ®t en 1999.
Ce disque est rĂ©alisĂ© par Franck Pilant et Renaud Letang (Alain Souchon, Manu Chao) avec en cadeau bonus une reprise du titre de Patrick Coutin, J’aime regarder les filles. Mais on ne recense qu’environ cinq mille acheteurs supplĂ©mentaires par rapport au premier album…
Raisonne
Le grand public dĂ©couvre vĂ©ritablement cette formation en 2001 avec la parution d’un album acoustique, enregistrĂ© en live Ă la Scène, une salle rock de La Bastille, Ă Paris. Ironie du sort, il est mis en boĂ®te sans Hocine et Franck, parti collaborer avec Alain Souchon.
Trois musiciens additionnels sont prĂ©sents et deux reprises sont au menu, dont All Apologies de Nirvana. Ce disque est mis en lumière par le single Raisonne, extrait du premier album, ce qui est plutĂ´t symbolique. Celui-ci est diffusĂ© en boucle sur les plus grandes radios du pays et vaut au groupe de recevoir une Victoire de la Musique en 2002, en tant que « dĂ©couverte de l’annĂ©e ».
Astonvilla en profite pour pousser un gros coup de gueule envers l’ancien PDG de BMG, une maison de disques qui n’a pas su croire en eux et leur a rendu leur contrat après leur premier opus !
Strange
Cette rĂ©compense permet tout de mĂŞme Ă Astonvilla de repartir en tournĂ©e et celle-ci s’effectue Ă guichets fermĂ©s, avec notamment des concerts Ă©vĂ©nementiels Ă l’Olympia.
Entre deux dates, Astonvilla peaufine un troisième album studio qui paraît dans les bacs en 2002, avec la participation de Hawksley Workman. La réalisation de Strange est toujours confiée à Renaud Letang et Franck Pilant fait son retour. Mais les ventes sont un petit peu décevantes. Conséquence ou pas, les frères Müller quittent le navire en 2003. Ils sont remplacés par Grégory Baudrier et Cyril D.
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