Babylon Circus : Biographie

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star Interview vidéo de Babylon Circus
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L’aventure a commencĂ© du cĂ´tĂ© de Lyon en 1995. Et mĂŞme deux ou trois ans plus tĂ´t si on considère que David et Manu jouent ensemble depuis leurs 13 ans. Ces deux-lĂ ,ce sont les piliers de Babylon Circus, les deux porte-paroles, les deux chanteurs ; Ă  ce dĂ©tail près que le second fut longtemps batteur, puis il en a eu marre de se planquer derrière les fĂ»ts, et il est devenu « le fidèle ailier gauche » de David.

Aujourd’hui, dans leur cave de la Porte de Clignancourt, lĂ  oĂą ont Ă©tĂ© mis au point les onzes titres du nouvel album, ils sont entourĂ©s de sept Ă©nergumènes au moins aussi fous de musique : Georges Ă  la guitare, Olive aux claviers, DadĂ© Ă  la batterie, Basile Ă  la basse Rimbaud Ă  l’accordĂ©on et au saxophone, Laurent Ă  la trompette et ClĂ©ment au trombone. Bonjour la machine. Dans le temps, y avait des clowns (Ă  la BĂ©rurier Noir plutĂ´t qu’Achille Zavatta). D’oĂą le Circus du Babylon. Certains sont venus, d’autres sont partis. Hey : une compagnie d’une dizaine de loustics, c’est forcĂ©ment Ă  gĂ©omĂ©trie variable ! Surtout que le groupe totalise 900 concerts au compteur, dans plus de 30 pays…

Parmi ces 30 pays, l’Irlande. Un festival Ă  Dublin. Le lendemain, le groupe dĂ©cide de faire une manche dans la rue, au coeur du quartier de la bière. Un quart d’heure plus tard la rue est bloquĂ©e. ArrivĂ©e des flics, dispersion. Des fans offrent Ă  boire pour se consoler du concert interrompu. Retour des flics. Au pays de la Guinness, on ne boit pas Ă  ciel ouvert, mister. Engueulade en approximative angliche. RĂ©sultat, garde Ă  vue d’un jour pour David, le seul assez ballot pour se faire pĂ©cho Ă  la course-poursuite(ben oui, au lieu de courir devant les keufs, il leur courait derrière ; il a suffi que l’un d’eux se retourne et hop, ficelĂ©, le gaillard). Tabassage, garde Ă  vue, caution, procès,tout un cirque.

Parmi ces 30 pays, la Russie. Moscou, terre de contraste. Peuple fier. Et ivrogne. Pas terrible, l’idĂ©e de se murger Ă  la mauvaise vodka, vidangĂ©e au roteux de Georgie,quand on n’a pas dormi depuis 48 heures, avec deux concerts et un voyage Ă©puisant dans les pattes.

Le tout un vendredi 13.

Et pourquoi fallait-il que le paquet de clopes soit restĂ© dans la loge, un Ă©tage plus bas, avec un stupide et traĂ®tre escalier entre les deux ? Ce jour-lĂ , quand on l’a retrouvĂ©, le crâne explosĂ©, en bas des marches, on l’a cru mort. EmmenĂ© aux urgences, le pronostic n’Ă©tait pas fameux.

David : « J’ai perdu douze jours de ma vie. Double traumatisme crânien. Pouvais plus parler français pendant un moment. Ressentais plus rien, m’Ă©tais transformĂ© en Mister Hyde. D’interminables semaines de tourisme hospitalier. En clair, j’ai failli y rester. Avec Ă  la clĂ© une grosse, grosse, grosse dĂ©pression. Et des sĂ©quelles en voie de rĂ©sorption. »

Pour soigner son spleen, Babylon Circus tente la mĂ©thode forte. Trois mois seulement après l’accident, le groupe se produit Ă  New York, Central Park. Tout le monde est blĂŞme. Le chanteur se traĂ®ne. Apathique, renfermĂ©, aphasique. Et puis sur scène, clic, le dĂ©clic.

David : « Le groupe m’a portĂ©. Sans lui, j’aurais sombrĂ©. On a donnĂ© une vingtaine de concerts pendant l’Ă©tĂ© 2007. Puis on s’est mis Ă  bosser sur le nouvel album. Et nous voilĂ . »

Déjà le quatrième album en dix ans, mine de rien. Après la période 100% indé, on se souvient que le groupe fut couvé par Yelen, filiale de Sony qui nourrissait au grain des pedigrees sauvages comme Tryo, Java et La Rue Ketanou.

Nouvelle vie

On connaissait Babylon Circus rock alternatif, façon « Dances Of Resistance » (2004), on le retrouve tout-terrain, sans avoir perdu un milliwatt de son Ă©nergie dĂ©vorante. Dans le temps, la bande Ă  David se rĂ©clamait volontiers de l’Ă©cole Clash / Mano / Marley. Aujourd’hui les autres influences avĂ©rĂ©es, genre Higelin, Renaud et TĂ©lĂ©phone, sont activement revendiquĂ©es.

Et ça s’entend. Ajoutez Ă  cela les Ă©vĂ©nements dramatiques susmentionnĂ©s et vous obtenez des chansons qui puisent leur inspiration non plus dans le journal, mais dans la vie quotidienne, dans les sentiments et mĂŞme, eh oui, tout arrive, dans les histoires d’amour. Ou d’amitiĂ©s. Ou les deux. Comme Marions-nous, qui met en scène, le temps d’Ă©pousailles fantasmĂ©es, un couple Ă  la Bonnie & Clyde.

David : « Je dirais plutĂ´t Ă  la Buster Keaton meets Las Vegas Parano, mais c’est toi qui vois. En tout cas j’ai trouvĂ© formidable la rencontre et la synergie avec Eugenio Recuenco, qui est avant tout un photographe de mode, Ă  l’univers Ă  la fois sophistiquĂ© et bien barrĂ©. C’est lui qui a rĂ©alisĂ© le clip de Marions-nous, oĂą je dialogue avec Karina Zeviani, mannequin et chanteuse d’origine brĂ©silienne, qui en plus de son groupe chante avec Thievery Corporation et Nouvelle Vague. »

Pour « Marions-nous » et « Nina », David a tentĂ© l’aventure de la co-Ă©criture (avec le musicologue, violoniste, prof de musique et compositeur JĂ©rĂ©my Dirat).

Pour « L’Envol », Babylon Circus a redĂ©corĂ© une chanson refilĂ©e par Erwan, du quatuor parisien Java. Et puis il y a « Le Fils cachĂ© du pape », chanson offerte par MickaĂ«l Furnon de Mickey 3D.

David : « MickaĂ«l m’a aidĂ© pour la prise de voix. Il ne fallait surtout pas surjouer le texte. Le balancer de la façon la plus neutre possible, pour multiplier son efficacitĂ©.

Dans la vraie vie, plutĂ´t que fils du Saint-Père, je corresponds au Daddy Was A Bankrobber du Clash. Mon vrai paternel, je sais pas trop, je l’ai vu deux ou trois fois dans ma vie, entre deux sĂ©jours en prison. C’est Ă  mon tonton que je dois tout. Et Ă  son groupe Les Barbarins Fourchus. C’est lui qui m’a montrĂ© les plans de base, Ă  la guitare, lui qui m’a fait jouer dans la rue et passer la casquette pour la première fois, Ă  la Grande Braderie de Lille, j’avais 14 ans. Au collège quand on me demandait ce que je voulais faire plus tard, je mettais « chanteur de rock ». Les profs et mes condisciples se moquaient de moi. Ils avaient tort ! »

Des Barbarins Fourchus, Babylon Circus reprend « La Cigarette ». Celle d’après l’amour, comme Charles Dumont, mais en plus joyeux. Ils en donnent une version Ă  la Gogol Bordello, pilier de bar, zinc cuivrĂ© et monte-en-sauce. Babylon Circus revient de loin. David a flirtĂ© avec la mort. De tellement près qu’il lui a mis un doigt, avant de la rembarrer, genre va-te-faire-voir-ailleurs. Il a vu le monde Ă  l’envers. Le ciel lui est tombĂ© sur la tĂŞte, depuis il lui sert de casquette. Et Babylon Circus repart pour un tour, un never ending tour qui va Ă©cumer le pays de bout en bout, que dis-je ? le monde de bout en bout !

Gilles Verlant

5 Commentaires

  1. babylon appelle cet album l’album de la renaissance et bien je trouve que c’est une jolie façon de renaĂ®tre car je le trouve magnifique. Je trouve chaque chanson superbe et des musiques qui donnent de la joie, on voyagerait bien avec eux, vivement le concert Ă  Lyon. Alors bonne route Ă  eux et grosses bises

    marie, 2 ans (que ce commentaire existe) Répondre

  2. Bravo!! Encore un album qui va tourner quelques annĂ©es en boucle chez moi! « La belle Ă©toile » est un album splendide, je ne peux mĂŞme pas choisir une chanson prĂ©fĂ©rĂ©e; elles ont toutes une identitĂ©, une fraicheur, elles dĂ©gagent un bonheur que j’ai jamais entendu!! La chanson que je pourrais moins aimer, ils me l’ont faite aimer hier en show case! Le Babylon Circus n’arrĂŞtera-t-il jamais de me surprendre?! pas pour l’instant en tout cas, et je serai bientĂ´t de nouveau Ă  la barrière, peut-ĂŞtre d’avantage Ă  swinguer que pogoter, mais vivement cette tournĂ©e! Merci

    Sylvie, 2 ans (que ce commentaire existe) Répondre

  3. babylon circus cĂ© magik, ils sont dĂ©ja passĂ© a vire mais faudrait trop qu’ils retournent en normandie, pour 1 fois…

    fanfan, 3 ans (que ce commentaire existe) Répondre

  4. c trooo b1 !!! fanny m’a dit de dire ke babylon circus devrait passer Ă  vire, ceux ki savent pas c oĂą, c dans le Calvados… bizzzz

    salominou, 3 ans (que ce commentaire existe) Répondre

  5. merci megane de cahagnes d’avoir Ă©crit tu me manques trotrotro

    fanfan, 4 ans (que ce commentaire existe) Répondre


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