Feist : Biographie
Avant The Reminder (2007), la canadienne Feist a eu plusieurs vies. Diva punk adolescente du cĂ´tĂ© de Calgary, elle a tout d’abord fait partie d’un groupe rock avant de sĂ©vir Ă Toronto dans une autre formation nommĂ©e By Divine Right. Puis, au sein de Broken Social Scene, elle sert ce collectif Ă gĂ©omĂ©trie variable, prĂ©curseur de l’indie-rock sur la scène musicale canadienne.
Peaches
Après un dĂ©tour par Berlin oĂą elle partage un appartement avec sa copine Ă©lectroclash Peaches, cap sur Paris avec le pianiste Chilly Gonzales. LĂ , les expatriĂ©s s’acoquinent avec le producteur Renaud LĂ©tang (Souchon, Manu Chao, Birkin…) et s’attellent Ă Let It Die. Rapidement, le premier extrait Mushaboom devient un tube et la voix de Feist, tour Ă tour douce et caressante, passe dĂ©finitivement les frontières (disque d’or en France, platine au Canada), flattant les oreilles du grand public des deux cĂ´tĂ©s de l’Atlantique.
Reminder
Trente-trois mois de concerts et autant de festivals plus tard sur trois continents, il est temps pour Feist de penser Ă retourner en studio. C’est Ă La Frette-sur-Seine, un village du Val-d’Oise situĂ© Ă une vingtaine de kilomètres de Paris, qu’elle dĂ©cide finalement de s’installer. Dans un manoir vieux de 200 ans, le groupe de tournĂ©e se rĂ©unit (Julian Brown, Bryden Baird et Jess Baird), rejoint par Gonzales, Mocky, Renaud LĂ©tang et Jamie Lidell. Rapidement, la bâtisse s’orne d’un piano, d’un vibraphone, d’orgues, de guitares et d’amplis. Contre les vitraux, deux batteries sont installĂ©es et des micros dispersĂ©s un peu partout sur le parquet cirĂ©.
L’isolement et le calme de l’endroit les sensibilisent au moindre son et ils utilisent alors leur environnement comme matière sonore : un chant d’oiseau, un aboiement de chien, le passage d’une voiture ou d’un avion… Forts de leur complicitĂ© et de leur expĂ©rience sur scène, Feist et son Ă©quipe travaillent vite. En deux semaines, l’affaire est bouclĂ©e: The Reminder est nĂ©.
Premier extrait du CD, My Moon My Man et son riff de piano donnent le ton. Feist y souffle le chaud et le froid tandis que basse et batterie s’entremĂŞlent. Quant Ă Brandy Alexander, sa rythmique syncopĂ©e de grosse caisse se synchronise avec celle d’un battement de coeur. Effet hypnotique garanti. Dans 1234, une chanson testĂ©e sur scène, elle rend Ă hommage Ă la grande Dusty Springfield, pĂ©riode « Dusty in Memphis ». Hommage, encore, avec Limit To Your Love oĂą Feist se projette dans la peau de Nico, l’Ă©gĂ©rie du Velvet Underground, jouant au piano accompagnĂ©e aux percussions de Maureen Tucker.
RamDam
