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Gérard Jaffrès : Biographie

Gérard Jaffrès naît en 1956 à Saint-Pol-de-Léon. Quinze ans plus tard, Gérard part étudier au lycée de Kérichen à Brest. Il apprend la guitare au contact des autres lycéens en jouant principalement le répertoire folk breton (Alan Stivell, Tri Yann…) et la musique pop (Deep Purple, Led Zeppelin…) en vogue en cette année 72. Sa carrière débute alors comme compositeur et arrangeur pour plusieurs artistes.

À seize ans, un groupe de rock ‘n’ roll, composé entre autres de Burt Blanca, l’engage comme bassiste. Le groupe étant basé à Bruxelles, il les suit en Belgique. L’aventure durera 11 années. Il y côtoie tous ceux qui firent la légende d’une musique associée à la liberté et à la jeunesse; Chuck Berry, Bill Haley, Vince Taylor, Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Dick Rivers, Little Richard, Johnny Clegg… Il joue dans de nombreux pays: Bénélux, France, Allemagne, Hollande et même Afrique du Sud.

Début d’une carrière

Début 1985, Burt, la star belge, s’écroule, ruiné. L’aventure se termine alors, mais Gérard reste en Belgique, inconnu du grand public. Il commence sa “tournée de galères”, tout seul en plein milieu des années disco. Et là, sa bonne humeur et sa jovialité l’aident, le public répond présent. Durant cette période, il tente une percée en Bretagne. Réussite, il signe un contrat d’artiste chez Vogue et commence une carrière solo en formant son propre groupe.

En 1986, il obtient le premier prix Tremplin France 3 Bretagne avec son premier succès personnel, Belle, qui lui ouvre les portes des cabarets et pianos-bars belges.

Le retour au pays se profile déjà, et le breton joue chaque été dans les cafés, puis, en plein air. Avec sa musique aux rythmes endiablés, du twist au rock, Gérard conquiert le coeur de milliers de fans. Durant cette période, il enregistre une dizaine de 45 tours.

En 1991, il sort son premier album intitulé Capitaine de galère avec 2 musiciens professionnels et lui comme chanteur. Sa musique évolue progressivement pour s’orienter vers des compositions plus personnelles.

En 1993, il compose et écrit les paroles de son CD Soldats de pierre, image fidèle de sa vie d’artiste. Les radios diffusent régulièrement ses chansons (Couleur Cheyenne, Monsieur de Paris, Amérasienne…) et les rencontres avec les gens du terroir se multiplient tout au long des étés, sur les côtes.

Alan Stivell

Sa rencontre avec Alan Stivell en 1994 est le véritable déclic: Gérard Jaffrès retrouve “sa” musique bretonne, il accroche toutes les générations.

En 1995, c’est la rupture avec sa maison de disque et “Va-au-vent”. Il sort un nouvel album, Kérichen 72, qui est un retour à ses racines bretonnes et à la musique de son adolescence. Le public accroche: plus de 6.000 albums vendus pour cette autoproduction. C’est désormais devant des milliers de personnes qu’il chante La maison sur les dunes.

En 1997, il sort Les années baluches, compilation de ses 45 tours des années 80, avec des tubes comme Belle, Le vieux Sébastien, À l’encre de Chine.

En 1999, il sort son album Au Creux de ma terre où il mélange breton et français, et ajoute des instruments celtiques pour sa tournée d’été. Le disque est édité en France et se vend à plus de 10.000 exemplaires.

Début 2000, la Belgique sort une compilation appelée Couleur Bretagne. Une tournée de 50 dates s’ensuit avec notamment le Festival des Terre-Neuvas à Bobital (St-Malo) avec Indochine, Hugues Aufray et Johnny Clegg entre autres. Il se produit également aux fêtes de Wallonie à Namur et aux fêtes de la Communauté française sur la Grand’Place de Bruxelles.

Une musique de plus en plus bretonne

Gérard Jaffrès chante son Léon natal, ce coin de Bretagne où l’on mélange le français et le breton dans les conversations. A cette époque, ses influences musicales se rejoignent pour donner un rock celtique, mélange de musique traditionnelle bretonne et chanson française.

En 2001, les chansons purement bretonnes de son 6e album Le fou de Bassan viennent étoffer son répertoire, dont la reprise du célèbre chant traditionnel wallon La p’tite Gayole dans une version celtique et sur un rythme moderne.

Après avoir chanté en Bretagne et en Wallonie, en 2002, d’autres régions de France le découvrent (Normandie, Massif Central) ainsi que les Francofolies de Spa en Belgique.

Viennent en 2003 deux nouveaux albums: Viens dans ma maison, sorte de best of avec quelques chansons inédites (Petit marin de bois, Viens dans ma maison, Les sonneurs de Bagad) et quelques reprises de chansons bretonnes (Tri Martolod, La jument de Michao, Santiano), et Chansons bretonnes et celtiques, un CD sorti en Belgique.

En 2005, il entraîne ses fans dans son 9e album intitulé Le beau voyage au coeur d’une variété rock celtique. On y croise des personnages typés tels qu’Océane, la jolie Breizh îlienne, Youenn le marin ou encore Maëllo. Ce CD connaît le même succès qu’Au creux de ma terre; il reste même en tête des ventes de CD en Bretagne. À chaque tournée bretonne, il attire plus de 50.000 spectateurs !

À l’invitation de Renaud, il participe en février 2006 au concert de soutien à Ingrid Bétancourt (otage franco-colombienne) organisé à Louvain-la-Neuve (Belgique), aux côtés d’Hugues Aufray, Yves Duteil, Gilles Servat, Calogero et Maurane.

Quelques temps plus tard, lors des Fêtes de Wallonie à Namur, le chanteur reçoit un disque d’or pour avoir vendu 50.000 exemplaires de ses derniers albums.

Le 30 juin 2007 est sorti son 10e album intitulé Mon pays t’attend.

Jérémy

Publié le 30 août 2007 dans Biographies, World Music,

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