Ghinzu : Biographie

Imprimer

Ghinzu. Non, non, il ne s’agit pas de la cĂ©lèbre rĂ©plique de Maria PacĂ´me Ă  Bernard Blier dans Le Distrait avec Pierre Richard (Gazou, gazou !) mais bien d’un groupe 100% belge. L’origine du nom a cependant de quoi faire sourire. A leur dĂ©but, Ă  la veille d’un passage tĂ©lĂ©, les membres du combo n’avaient pas de nom de guerre. Ils optent alors pour Ghinzu, marque de couteaux japonais dont le slogan est « Plus on coupe, plus ils s’aiguisent ».

Flashback

Retour en 1999. John Stargasm (chant, piano, clavier, basse) rĂ©unit autour de lui Fabrice George (batterie), Mika Nagazaki (basse, guitare, synthĂ©s), Greg Remy (guitare, basse) et Sanderson Poe (double basse, choeurs), excusez du peu. Fort de cet esprit multi-instrumentiste, le groupe s’attelle Ă  la rĂ©alisation de leur premier opus: Electronic Jacuzzi.

Jacuzzi électronique

En quelques sessions entre 1999 et 2000, le tout est mis en boĂ®te et sort le 15 dĂ©cembre 2000. L’album est autoproduit par leur propre label, créé pour l’occasion: Dragoon.

BĂ©nĂ©ficiant du bouche Ă  oreille, le premier single Dolly Fisher finit par passer en boucle sur l’ex Radio 21 (la nouvelle Pure Fm). Le second extrait Electronic Jacuzzi bĂ©nĂ©ficie du mĂŞme accueil. Doucement mais sĂ»rement, ce nouveau groupe se taille une place Ă  part entière sur la scène rock belge. Les musiciens enfoncent le clou avec Rotten Star, troisième single.

La scène

S’ensuit alors le vĂ©ritable contact avec le public: la route et les concerts. Le club des cinq ne mĂ©nage pas ses efforts (le Salon Ă  Silly, la Soundstation Ă  Liège ou encore en première partie de Das Pop Ă  Leffinge).

Lors du printemps 2001, Ghinzu s’embarque pour une mini tournĂ©e de quinze dates dont deux soirĂ©es sold-out au Botanique, le Wauxhall Ă  Mons, le Nandrin Indoor Festival, la Kultuurfabrik Ă  Esch-sur-Alzette ou encore Le Grand Manège Ă  Namur.

Sur scène, le combo s’affiche avec perruques afro style Jackson Five de la belle Ă©poque. Cela deviendra leur marque de fabrique.

En juin 2001 sort un single radio inĂ©dit: il s’agit d’une version de R2D3 remixĂ©e par leurs amis de Das Pop.

C’est ensuite l’Ă©tĂ© 2001 et son cortège de festivals: Dour, l’Axion Beach Rock, les Gentse Feesten, Nandrin et les Nuits Botanique.

En septembre 2001, Thoughts Behind the Scene est lancé sur les ondes belges et devient rapidement leur plus grand succès en terme de passage radio.

L’annĂ©e 2001 se termine par une mini tournĂ©e en Flandre dont une première partie de Goreslut au Nijdrop et des concerts très rĂ©ussis au Magazijn Ă  Gand et au Cactus Club Ă  Bruges.

Reconnaissance

Le groupe s’exporte aussi en France: trois concerts show-case Ă  Paris et surtout une prestation remarquĂ©e aux Transmusicales de Rennes, en dĂ©cembre 2001. Enfin, cerise sur le gâteau, la RTBF, en collaboration avec Radio 21, effectue une captation tĂ©lĂ© live de 52 minutes qui sera diffusĂ©e simultanĂ©ment Ă  la radio et la tĂ©lĂ©vision dĂ©but mai 2002.

En 2003, l’exposition Music Planet leur dĂ©die une vitrine, avec perruques et guitares du groupe.

Nouveau carton

En août et septembre 2003, Ghinzu joue lors de quelques festivals pour tester leurs nouveaux morceaux avec leur nouveau membre multi-instrumentiste Kris Dane.

En 2004, sort Blow, second album du combo belge (en fĂ©vrier en Belgique et en France le 24 aoĂ»t avec deux pochettes diffĂ©rentes pour les deux marchĂ©s). Do You Read Me est le premier single extrait de l’album. Et le succès est de nouveau au rendez-vous. DĂ©cidĂ©ment, la scène belge d’aujourd’hui n’a pas de quoi rougir.

Jean-François Peereman

Poster votre commentaire