Iggy Pop : Biographie
C’est le 21 avril 1947 que naĂ®t Iggy Pop, de son vrai nom James Newell Osterberg, Ă Muskegon dans le Michigan, aux États-Unis. Il est Ă©levĂ© Ă une cinquantaine de kilomètres de Detroit et plus prĂ©cisĂ©ment dans une caravane ! Sa famille, Ă©tablie dans la petite ville de Ypsilanti, en banlieue d’Ann Arbor, est constituĂ©e d’un père suĂ©dois d’adoption mais d’origine irlandaise et d’une mère scandinave.
L’Iguane
FĂ©ru de rock assez violent, Iggy Pop dĂ©bute sa carrière au sein d’un petit groupe, The Iguanas, au dĂ©but des annĂ©es 60, ce qui explique qu’on le surnommera plus tard « l’iguane »…
Chanteur et batteur, il forme ensuite The Prime Movers en 1965, juste après avoir obtenu son diplĂ´me d’Ă©cole secondaire. Cela marque aussi la fin de ses Ă©tudes puisqu’il part dans la foulĂ©e pour Chicago. Il espère y jouer de la batterie aux cĂ´tĂ©s des plus grands bluesmen.
The Stooges
Une aventure qui tourne court cependant car notre homme a un goĂ»t immodĂ©rĂ© pour le rock. Il retrouve un copain d’Ă©cole, Ron Asheton et, avec le frère de ce dernier, Scott, et Dave Alexander, forme The Psychedelic Stooges en 1967. Un groupe de fous furieux qui se cherche un style avec des barils d’huile et des aspirateurs (!) avant de se rabattre plus logiquement sur les traditionnelles guitares, basses, batteries…
Devenue The Stooges, la formation se forge une solide rĂ©putation en mĂŞme temps qu’Iggy Pop (qui adopte ce surnom Ă ce moment prĂ©cis) devient une vraie bĂŞte de scène ! Leurs concerts dĂ©chaĂ®nent Ă tel point les passions qu’un premier album Ă©ponyme sort en 1969, suivi d’un second, Funhouse, en 1970. Ce ne sont pas d’immenses succès commerciaux mais ce sont les vrais prĂ©curseurs du punk rock !
David Bowie
Iggy Pop, en proie avec la drogue, dĂ©cide de dissoudre The Stooges dans l’annĂ©e mais c’est un fan qui va les relancer ! Et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit de David Bowie… Celui-ci arrive Ă les convaincre de se reformer et ils publient Raw Power en 1973. Mais le rĂ©sultat des ventes n’est pas probant. Chacun replonge dans ses fâcheuses manies et la sĂ©paration, dĂ©finitive, intervient en 1974.
Iggy Pop retombe dans ses vieux dĂ©mons, erre dans les rues d’Hollywood, tente sans succès de collaborer avec Ray Manzarek (The Doors) puis part se faire soigner dans un hĂ´pital psychiatrique… C’est lĂ que Bowie lui rend visite et lui propose de partir avec lui sur la tournĂ©e Station To Station.
Le contact est tellement bon que les deux compères s’Ă©tablissent Ă Berlin en 1976 et David de prendre en main la carrière de son pote. Il le fait ainsi travailler sur les albums The Idiot et Lust For Life, en tĂŞte des charts amĂ©ricains en 1977. Iggy Pop obtient enfin la reconnaissance au moment oĂą le punk connaĂ®t son heure de gloire.
Blah Blah Blah
Iggy Pop part en tournĂ©e avec « Ziggy Bowie » pour l’accompagner aux claviers, ce qui est perceptible dans l’album live TV Eye en 1978, puis dĂ©cide enfin de voler de ses propres ailes. C’est ainsi qu’il publie quatre albums, un par an, entre 1979 et 1982 ! Dans l’ordre, New Values, Soldier, Party et Zombie Birdhouse. La sortie de ce dernier coĂŻncide avec la parution d’une autobiographie, « I Need More », dans laquelle il Ă©voque son passĂ© pas toujours glorieux.
Après Zombie Birdhouse, Iggy Pop revient Ă ses premières amours et renoue avec son producteur prĂ©fĂ©rĂ©, David Bowie. Celui-ci sort d’un succès mondial sans prĂ©cĂ©dent grâce Ă Let’s Dance et lui donne un nouveau coup de main pour l’album Blah Blah Blah. Il sort en 1986 et c’est un triomphe avec, entre autres, les singles Real Wild Child et Cry For Love. Les États-Unis dĂ©couvrent enfin l’un des leurs.
Arizona Dream
En 1988, paraĂ®t Instinct dans lequel on relève la guitare de Steve Jones des The Sex Pistols, puis c’est Brick By Brick, en 1990, qui comprend notamment un duo avec Kate Pierson des B52′s (Candy).
Iggy Pop est devenu un modèle pour toute une gĂ©nĂ©ration et on le voit au cinĂ©ma dans « Cry Babies » de John Waters. Il publie l’excellent American Caesar en 1993 et, trois ans plus tard, Naughty Little Doggie. C’est Ă©galement dans le milieu des annĂ©es 90 que l’on dĂ©couvre In The Death Car, tirĂ© de la bande originale du film Arizona Dream. Nouveau tube mondial.
Le cinĂ©ma est d’ailleurs un fidèle alliĂ© de Iggy Pop puisque l’on peut entendre le fameux Lust For Life dans le film Trainspotting en 1996 et que l’artiste apparaĂ®t dans Cry-Baby, Dead Man ou The Crow II: City Of Angels au cours de la dĂ©cennie. On le voit aussi de façon rĂ©currente dans une sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e outre-Atlantique, The Adventures of Pete & Pete.
Skull Ring
En 1999, paraĂ®t une compilation de ballades enregistrĂ©e avec le trio jazz Medeski, Martin & Wood (Avenue B) tandis qu’Iggy Pop est la vedette de l’Ă©mission « Behind The Music » de la chaĂ®ne VH1.
Il revient dans les bacs en 2001 avec l’album Beat Em Up. Deux ans plus tard, c’est la reformation tant attendue des Stooges qui collaborent Ă son album Skull Ring avec Mike Watt en lieu et place du regrettĂ© Dave Alexander. Sum 41 et les Peaches sont aussi crĂ©ditĂ©s.
Iggy Pop a dĂ©finitivement gagnĂ© sa place au PanthĂ©on du rock. Un poil « barge » mais tellement indispensable…
Ramdam.com
