K’s Choice : Biographie

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K’s Choice, c’est avant tout Sarah et Gert Bettens, frère et soeur de leur Ă©tat. Ils dĂ©butent sur la scène musicale belge Ă  la fin des annĂ©es quatre-vingt. Alors Ă©tudiants, ils forment un groupe totalement amateur baptisĂ© The Basement Plugs. Ă€ cette Ă©poque, le duo ne compose pas encore et se contente de reprendre des chansons qu’ils jouent dans la rĂ©gion d’Anvers.

Après quelques annĂ©es marquĂ©es du sceau de la dĂ©sinvolture et du plaisir, la voix de Sarah est finalement dĂ©couverte. Elle sort un single solo en 1992. Sous le nom de Sarah Beth, elle reprend Ă  cette occasion un classique de Hank Williams, I’m So Lonesome I Could Cry, pour la bande originale d’un court-mĂ©trage belge.

The Great Subconscious Club

Les ventes appréciables sur le territoire belge de cette première production lui rapportent un contrat pour un album sur le label Double T Music. Gert rejoint sa soeur et The Choice voit le jour. Fin 1993, leur premier album est distribué. Porté par le timbre chaud de Sarah, The Great Subconscious Club est un album pop sincère (magnifique Elegia), parfois maladroit mais prometteur dans son ensemble.

Au fil du temps, The Choice s’assure une reconnaissance grandissante. Grâce notamment au succès du duo Sarah/Frankie Miller sur la chanson Why Don’t You Try Me, reprise de Ry Cooder que l’on retrouve sur la bande originale du film belge Ad Fundum.

Très rapidement, la Belgique devient trop Ă©troite pour le duo qui se transforme en quintette. En effet, aux Bettens s’ajoutent un batteur, un guitariste et un bassiste. Une tournĂ©e s’organise Ă  travers l’Europe et le groupe ouvre, entre autres, pour Morphine et les Indigo Girls.

The Choice accompagne mĂŞme ces dernières aux États-Unis oĂą le succès du groupe belge est immĂ©diat. Ă€ tel point que le groupe amĂ©ricain… The Choice revendique le droit de garder son nom et exigent des Belges qu’ils changent le leur. Afin d’Ă©viter toute confusion (et un procès Ă©ventuel…), Sarah et Gert s’exĂ©cutent: The Choice devient K’s Choice, la lettre K provenant du personnage Joseph K dans Le Procès de Kafka.

Paradise In Me

Ă€ l’automne 1995, sort le deuxième album du groupe: Paradise In Me. Toujours orientĂ©es pop, leurs chansons se veulent cette fois plus dures et incisives. Le disque est blindĂ© de hits, comme Mr Freeze ou Only Dreaming.

Mais c’est surtout Not An Addict qui assoit dĂ©finitivement la rĂ©putation du groupe: le single cartonnera longtemps partout en Europe mais aussi en Australie et aux États-Unis oĂą le succès de K’s Choice ne sera jamais dĂ©menti, ce qu’il leur permettra de tourner au pays de l’Oncle Sam pendant pratiquement un an sans relâche entre septembre 1996 et septembre 1997.

Cocoon Crash

Produit par le cĂ©lèbre Gil Norton (producteur entre autres des Pixies), la troisième plaque de K’s Choice sort au printemps 1998. Toujours dans cette mĂŞme veine, entre lĂ©gèretĂ© pop et enthousiasme rock, le groupe ne déçoit pas mais ne surprend plus vraiment.

La prise de risque est quasi inexistante et si certaines mélodies sont toujours entêtantes (comme Believe ou God In My Bed), la formation ne progresse cependant plus vraiment. Mais les fans suivent toujours et nombreuses sont les dates sold out lors du Cocoon Crash Tour.

Almost Happy et fin de parcours

D’Almost Happy, sorti Ă  l’automne 2000, se dĂ©gage une atmosphère apaisĂ©e et confortable. Comme un retour aux sources, avec des chansons tendres et prenantes.

En 2001 et 2003 sortiront encore respectivement un live et une compilation retraçant le parcours d’un groupe peut-ĂŞtre pas gĂ©nial ni brillant mais simplement attachant et constant.

Nicolas Gillet

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