Robert Charlebois : Biographie

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C’est Ă  MontrĂ©al, le 25 juin 1944, que naĂ®t Robert Charlebois. Issu d’une famille bourgeoise, il est placĂ© dans une Ă©cole religieuse et y apprend très vite le piano avant de se passionner pour le théâtre.

Revenu ensuite vers la chanson, il connaît un sacré baptême du feu en se produisant, à dix-huit ans, en première partie de Félix Leclerc, légende vivante de la chanson québécoise, au célèbre Cabaret La Butte !

Mouffe

Son premier album, Charlebois Volume 1, sort en 1965. Il le compose en grande partie avec sa compagne, Claudine Monfette, dite « Mouffe », qu’il a rencontrĂ©e Ă  l’Ecole nationale du théâtre.

Il reçoit le premier prix au Festival du Disque et Gilles Vigneault dĂ©cide d’Ă©crire pour lui. Il s’ensuit donc un second volume l’annĂ©e suivante, qui l’amène en France et, plus particulièrement, Ă  Paris.

Lindberg

Son humour et sa personnalitĂ© dĂ©lirante en font l’une des nouvelles coqueluches de la scène quĂ©bĂ©coise. En 1968, il publie son quatrième album, composĂ© de duos avec Louise Forestier. Il contient son premier grand tube, Lindberg.

Charlebois ouvre dans la foulée les concerts du groupe rock Steppenwolf au Canada. Le deuxième tube arrive en 1970 avec Ordinaire, écrit par Mouffe.

Devenu populaire en France, il tourne avec LĂ©o FerrĂ© en France mais son premier concert Ă  l’Olympia tourne au vinaigre. Déçu par l’accueil, Charlebois jette de dĂ©pit sa batterie dans la salle ! Ambiance…

Très influencĂ© par le rock psychĂ©dĂ©lique amĂ©ricain, il participe au « Festival Express », un train qui traverse le Canada en 1970, avec Ă  son bord, Janis Joplin, The Band et Ten Years After. Il organise des manifestations Ă©tonnantes comme sur la place des Arts, Ă  MontrĂ©al, oĂą il se dĂ©guise en chef indien !

Quand les hommes vivront d’amour

En 1971, il s’associe avec l’Orchestre symphonique de MontrĂ©al pour une oeuvre intitulĂ©e Quand je serai mort et sort un titre en anglais l’annĂ©e suivante: The Greatest Idea. Il rend ensuite un bel hommage Ă  sa ville natale avec la chanson Je reviendrai Ă  MontrĂ©al.

En 1974, il participe au concert mĂ©morable de la Plaine d’Abraham Ă  QuĂ©bec. Cent vingt-cinq mille personnes l’applaudissent aux cĂ´tĂ©s de Gilles Vigneault et FĂ©lix Leclerc. Il en rĂ©sulte l’album Le loup, le renard et le lion et surtout un fameux trio sur Quand les hommes vivront d’amour, repris en 2003 par les EnfoirĂ©s.

Il enchaîne avec un petit rôle aux côtés de Miou Miou dans le film Un génie, deux associés, une cloche.

Amnesty International

Dans les annĂ©es 80, après sa sĂ©paration d’avec Mouffe, Robert a moins de succès. Quelques tubes comme J’t'aime comme un fou et des collaborations avec Didier Barbelivien, Luc Plamondon, Jean-Loup Dabadie donnent une nouvelle orientation Ă  sa carrière.

L’homme s’est assagi, espace nettement ses apparitions et s’engage dans diverses causes comme celle d’Amnesty International. Il est sensibilisĂ© par sa nouvelle compagne, fervente Ă©cologiste et pacifiste.

Immensément

Il retrouve la flamme musicale Ă  l’aube des annĂ©es 90 avec l’album Dense. Il met ensuite en scène l’opĂ©ra consacrĂ© Ă  Jacques Cartier en 1993, pour les trois cent cinquante ans de MontrĂ©al et le cinq centième anniversaire de la dĂ©couverte de l’AmĂ©rique.

La mĂŞme annĂ©e, il publie ImmensĂ©ment et reçoit la Victoire du meilleur album francophone. Devenu actionnaire d’une entreprise de brasseries, Charlebois se reconvertit peu Ă  peu dans les affaires.

Doux sauvage

En 1996 paraĂ®t toutefois Le chanteur masquĂ© avec quelques textes signĂ©s par Lewis Furey et Jean Jacques Goldman. S’ensuit la crĂ©ation d’une tragĂ©die musicale « Jean sans nom », tirĂ©e d’un roman de Jules Verne, jouĂ©e Ă  Paris dans le cadre du « Printemps du QuĂ©bec » en 1999.

En 2000, c’est Doux sauvage, le premier album qu’il Ă©crit entièrement seul depuis ses dĂ©buts, soit trente-cinq ans auparavant !

Depuis, Charlebois, sorte de « fou chantant » quĂ©bĂ©cois, fait surtout parler de lui Ă  l’occasion de divers festivals des deux cĂ´tĂ©s de l’Atlantique. Il participe aux vingt ans des Francofolies de la Rochelle en 2004, au cours d’une grande cĂ©lĂ©bration de la chanson quĂ©bĂ©coise initiĂ©e par Jean-Jacques Goldman.

Ramdam.com

Un commentaire

  1. Petite erreur dans le paragraphe « Quand les hommes vivront d’amour » : l’album s’appelle « Le loup, le renard et le lion » (la belette remplace le lion dans une comptine ancienne qui n’a rien Ă  voir avec le concert du 12 aoĂ»t 1974 Ă  QuĂ©bec).
    Bien Ă  vous

    Otozure, 2 ans (que ce commentaire existe) Répondre


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