The Clash : Biographie
C’est en 1976, en pleine effervescence punk, que Londres dĂ©couvre un nouveau groupe, venu marcher sur les plates-bandes des The Sex Pistols. Cette formation emmenĂ©e par Joe Strummer (de son vrai nom John Graham Mellor) et le guitariste Mick Jones, rĂŞve d’un monde meilleur et n’hĂ©site pas Ă s’engager en Ă©voquant le mal ĂŞtre des classes ouvrières…
Ce groupe, baptisé The Clash, est complété par Paul Simonon à la basse (qui jouait avec Mick Jones dans les London S.S.) et Terry Chimes à la batterie.
Joe Strummer
Auteur-compositeur de gĂ©nie, Joe Strummer, est fils de diplomate anglais et nĂ© Ă Ankara le 21 aoĂ»t 1952. Ancien du groupe The 101′ers, il rĂ©unit tout son monde dans un hangar de Camden Town, dans la banlieue londonienne, et le premier album paraĂ®t en 1977.
Celui-ci porte le nom du groupe et contient le furieux White Riot qui fait sensation dans le milieu punk. Entre rockabilly, punk et reggae, The Clash impose un style qui va vite dépasser les frontières du royaume de sa gracieuse Majesté !
Topper Headon
Dès le second opus, le batteur change et Topper Headon attrape les baguettes au vol. La tournĂ©e qui sert de prĂ©paration est Ă©maillĂ©e d’incidents et les place dĂ©finitivement au rang de phĂ©nomène.
Give’em Enough Rope sort en 1978 et est produit aux États-Unis par Sandy Pearlman (Blue Oyster Cult). Bien qu’haĂŻssant les USA, The Clash part en tournĂ©e outre-Atlantique.
London Calling
Leur troisième album London Calling, en 1979, est Ă juste titre considĂ©rĂ© comme l’un des meilleurs albums rock de tous les temps. La pochette montre un Strummer Ă©clatant sa guitare sur la scène du Palladium de New York et le contenu renferme quelques perles rares comme London Calling, Spanish Bombs et Brand New Cadillac – une reprise de Vince Taylor.
Ce disque dĂ©fraie aussi la chronique car bien que double, il est vendu au prix d’un simple, The Clash faisant pression sur son label pour qu’il en soit ainsi ! Il s’ensuit une tournĂ©e mondiale dĂ©but 1980. Au mĂŞme moment paraĂ®t le film Rude Boy, consacrĂ© au groupe. Une oeuvre Ă mi-chemin entre le documentaire et la fiction.
Combat Rock
En 1980, The Clash dĂ©cide d’abandonner ses droits sur les deux cent mille premiers exemplaires vendus de son album Sandinista!. Cette fois-ci, c’est un triple album, vendu Ă prix rĂ©duit, et toujours marquĂ© par de fortes sonoritĂ©s reggae, le groupe ayant pris ses habitudes dans le quartier jamaĂŻcain de Brixton, Ă Londres.
Dans cet opus, The Clash enfonce un peu plus le clou de l’engagement contre le nuclĂ©aire, pour la rĂ©volution et l’anti-amĂ©ricanisation.
En 1982, c’est Combat Rock avec deux nouveaux tubes imparables: Should I Stay Or Should I Go ? et Rock The Casbah, mais c’est aussi le moment oĂą Strummer commence Ă pĂ©ter les plombs ! Il part sans laisser d’adresse, se cachant Ă Paris chez des amis. C’est la dĂ©bandade puisque Headon et Jones quittent Ă©galement le navire dans les mois qui suivent. Ce dernier forme alors Big Audio Dynamite.
Cut The Crap
Joe Strummer finit par rentrer au bercail mais pour ce qui est le dernier album de The Clash, Cut The Crap, sorti en 1985. C’est le chant du cygne et l’aventure s’achève lors d’un concert au Stade Olympique d’Athènes.
Après une ultime tournée de reformation en 1999, la page Clash est définitivement tournée malgré des rumeurs de nouvel album.
Joe Strummer, s’essaie ensuite au cinĂ©ma dans des films de Martin Scorsese, Emir Kusturica et Jim Jarmusch. Il dĂ©cède le 22 dĂ©cembre 2002 d’un infarctus.
En 2004, le sublime London Calling est rééditĂ© pour ses vingt-cinq ans. Des titres inĂ©dits et un DVD complètent cette oeuvre qui n’a pas pris une ride !
Ramdam.com
