Toy Dolls : Biographie

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Rebondir sur la vague punk des annĂ©es 1977-1979 sans tomber dans le plagiat, c’est le pari osĂ© rĂ©ussi par le trio anglais Toy Dolls.

Ludiques, délirants, infantiles, innovants, parodiques, les adjectifs ne manquent pas pour les définir. Leur recette: ne pas se prendre au sérieux et faire de leur musique un défouloir inventif et dynamique (dynamite ?).

Vingt ans après, alors que les The Sex Pistols ou autre Clash sont depuis longtemps moribonds, Toy Dolls continue d’enflammer la scène internationale comme un pied de nez ou un hommage Ă  l’un des mouvements musicaux les plus Ă©phĂ©mères et les plus dissidents de ces trente dernières annĂ©es.

Des Straw Dogs aux Toy Dolls

Alors que les Sex Pistols de Sid Vicious enflamment l’Europe avec leur hymne Anarchy in the U.K., un petit groupe distribue la parole punk dans les boĂ®tes de Sunderland: les Straw Dogs. Rapidement dissous, le groupe renaĂ®t de ses cendres en octobre 1979 sous le nom de Toy Dolls.

Michael Algar (Olga), Philip Dugdale (Flip), Colin Scott (Mr Scott) et Peter Robson (Pete Zulu) composent ce groupe qui veut se démarquer de façon originale de ses aînés. Ils attaquent alors la scène locale démontrant leur force et leur énergie sur scène.

Après le départ immédiat de Zulu (qui forme le groupe Zulu and the Heartaches), le groupe trouve là une mouture convaincante mais malheureusement instable.

Se démarquer des autres groupes

Rapidement remarquĂ©s par la voix aiguĂ« et infantile du chanteur leader Olga et par leur jeu de scène pour le moins original (tenues excentriques, sauts dans le public, …), les Toy Dolls enchaĂ®nent les concerts dans tout le nord-est de l’Angleterre.

MalgrĂ© un premier 45 tours en 1980 (Tommy Kowey’s Car / She goes to Fino’s), la survie financière du groupe est menacĂ©e, obligeant Mr Scott Ă  cesser sa participation au trio. Il est remplacĂ© dans un premier temps par Dean Robson, puis fin 1980 par Trevor Brewis. Les batteurs se succèderont ainsi sans jamais prendre racine.

La sortie de leur premier album chez EMI en septembre 1981 marque l’envol des trois compères. Avec leur tube Nellie the Elephant en 1982, Toy Dolls entame une tournĂ©e nationale. La rĂ©putation des musiciens franchit enfin les frontières locales pour s’imposer auprès du public et des journalistes de tout le pays.

Leur reprise du standard Blue Suede Shoes est mĂ©morable. Mais le rythme effrĂ©nĂ© et l’absence totale d’argent dĂ©couragent les artistes. Flip et Bob, dernier batteur en date, abandonnent le groupe en pleine tournĂ©e, laissant Olga dĂ©semparĂ©. AccompagnĂ© par quelques musiciens de fortune, ce dernier honore tant bien que mal ses engagements mais se retrouve seul.

Tournées internationales

A partir de l’annĂ©e 1983, Toy Dolls ne cessera d’Ă©voluer autour de son leader, rĂ©coltant enfin la rançon de ses efforts. Les ventes explosent: 500.000 exemplaires de la deuxième version de Nellie et sortie d’un Best Of en 1989. Les tournĂ©es deviennent internationales (Japon, Hollande, Allemagne, TchĂ©coslovaquie, etc.) et la rĂ©putation du groupe n’est plus Ă  faire.

En France, ils émergent en pleine vague néo-punk (Gogol 1er, Bérurier Noir, Garçons Bouchers, LSD) et récoltent un certain succès.

Depuis, Toy Dolls rĂ©siste aux modes et continue d’enregistrer albums et 45 tours, formant et reformant le groupe au grĂ© des rencontres. Leurs tournĂ©es interminables pendant lesquelles ils expriment toute leur Ă©nergie, font leur force.

Dernier reprĂ©sentant d’une musique somme toute marginale, les dinosaures des Toy Dolls continuent leur bonhomme de chemin sans se soucier des modes.

Pour eux et leurs milliers de fans, la musique est un jeu dans lequel s’expriment toute la folie et toute la dynamique des grands enfants. Loin de la haine vengeresse des Sex Pistols ou autres Dead Kennedys, Toy Dolls reste pour longtemps encore le porte-parole d’un punk ludique et insouciant.

ramdam.com

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